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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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4o8 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

Ligue, ni en sacrifiant les ligueurs à leurs enne-mis, que Henri IV pacifia la France ; et la révo-lution d’Angleterre ne fut achevée que par lesconcessions qui confondirent les intérêts de l’a-ristocratie avec ceux des communes.

La Suisse était livrée, depuis la révolution du7 janvier 1800, aux intrigues de Dolder , à l’inep-tie de Savary, aux sourdes menées des Bernois etde quelques chefs des petits cantons, qui avaientvu avec dépit leur patronage aboli. La journéedu 7 août n’avait été qu’un complément de cettepremière réaction; mais l’état provisoire qui enétait x’ésulté, insupportable à tous, devait avoirun terme.

Désignation La Suisse , quoique divisée en factions de dif-fédéralistes ierentes nuances, se rangeait neanmoins souse !, d . es deux bannières ; celle des partisans de l’ancienordre de choses, qu’on désignait sous le nom defédéralistes y et celle des zélateurs du nouveaurégime, auxquels ou donnait le nom d 'unitaires ,parce qu’on supposaitfaussement qu’ils voulaientsoumettre l’Helvétie à des lois uniformes.

Les fédéralistes comptaient dans leurs rangsles plus exaltés fauteurs de l’oligarchie des an-ciennes capitales de cantons; de plus les Bernoiset Zuricois de la classe moyenne, qui regrettaientce que le titre de peuple-roi avait de flatteur etde lucratif : la ville de Berne ou de Zurich avanttout, et la Suisse après tel était le principe fon-