LIVRE XVIII, CHAP. CXI.
409
(lamentai de leur politique (1). Dans le fait, la
révolution leur avait enlevé des privilèges si élen-
11e sera peut-être pas déplacée ici.
Lanteur de cet ouvrage eut en i 8 i 5 ,à Heidelberg , une discus-sion assez vive avec le duc de Richelieu , qui portait aux nues lesavantages et la sagesse de l’oligarchie de Berne , Peu de jours après,
le général ayant été logé avec le duc, feignit de lui apporter lanouvelle d’une constitution récemment arrêtée par Bonaparte (c’é-
tait vers l’époque du> champ de mai)j « Bonaparte reconnaissait» que dans les dangers où se trouvait la patrie, il fallait lui rendre» une partie des institutions républicaines auxquelles on attribuait
» le déploiement de sa grande vigueur en 1793. Il renonçait donc
» à l’Empire , se déclarait Consul à vie, et rétablissait lés corps
avaient prouvé que la France entière était dans Paris , et que lacapitale prise, la France succombait; afin d’intéresser les Parisiensau nouvel ordre de choses, et de stimuler leur patriotisme, il décla-
» rait; que les places de sénateurs, tribuns, législateurs, ministres', '» généraux , amiraux, préfets, ne pourraient être accordées qu à» des citoyens de Paris , choisis dans une liste de notables qui se-^
» raie incessamment dressée. Les places municipales et celles dof-
» ficicrs dans l’armée jusqu’au grade de colonel, •étaient les seules» réservées aux citoyens des départemens , quelles quefussent cl’ail-» leurs leur naissance, leur fortune et leur éducation. » Ce pré-tendu pacte constitutionnel qui ne contenait que sept articles ,
puisqu’il maintenait d’ailleurs presque toutes les institutions de
l’an 8, fit rire aux éclats le duc , qui fut un instant 9or le point