Ultra-«îcmocratcsries petitsc«i nions.
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Red in" estleur chef.
/j I O HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
dus, qu’il serait absurde de prétendre qu’ils n’enfussent pas ennemis ; mais ils ont eux-mêmes mau-vaise grâce lorsqu’ils cherchent à faire croire àl’Europe que leur cause fut celle de la patrie.
A côté des oligarques marchaient les ultra-démocrates des petits cantons, alliance bizarredesélémens les plus opposés. Le bon peuple desAlpes suivait aveuglément les conseils de ses prê-tres, ennemis déclarés de la révolution, et dé-voués à (rois ou quatre familles qui les menaient.Les exploits miraculeux de leurs ancêtres avaiententretenu dans ces vallées un fanatisme d’indé-pendance, toujours respectable quelque appli-cation que l’on en fasse. Ces pâtres s’indignaientde ce qu’on prétendit changer les lois des filsde Tell et de Winkelried . La magie des souve-nirs électrisait leur imagination, et rien ne pou-vait les réconcilier avec un gouvernement qu’ilsaccusaient d’être imposé par la force. Les ra-vages de l’expédition de Sehawembourg en 1798,ceux de la campagne de Masséna, de l’archiducCharles et de Somvarolf en 1799, avaient déposédans l’âme de ces braves montagnards, un fielque rien ne pouvait détruire; ils en voulaientautant à la France qu’au gouvernement central,auquel ils attribuaient tous leurs maux.
Aioys Reding, chef du canton de Schwitz , ma-gistral d’un caractère noble et énergique, maispassionné, était le principal chef de ce parti. A