LIVRE XVIII, CHAI*. CXI. /(Il
ses intérêts de famille qui l’entraînaient malgrélui, se joignait une prévention exagérée contretoute administration centrale; car enfin il n'étaitpas impossible de laisser aux cantons leur admi-nistration particulière , et de donner un acte fé-déral vigoureux , capable de les rallier tous pourla défense, la gloire et la prospérité de la com-mune patrie. Ses adversaires lui reprochaient K<?proch<?s
. . , 1 que lui font
avec aigreur de tout faire par egoisme, ainsi que sesles Muller à Urietles VonflueàUnterwald. « Com- a ‘ ,versa,rt ' : ’-» ment, disaient les sectateurs du gouvernement)> unitaire, osent-ils invoquer les intérêts de leurs» peuples, eux qui leur mettent les armes à la)> main pour les intérêts de l’aristocratie et dua fanatisme? Comment osent-ils iuvoquer leur» sainte liberté , lorsque sous le manteau du gou-» vernement populaire, deux ou trois familles» sont, depuis un siècle, en possession des pre-» mières charges de l’Etat? Ils reprochent au» gouvernement central d’être mille fois plus» onéreux que l’ancien régime : abus étrangew de la crédulité publique , puisqu’ils n’iguo-» rent pas que les maux de la guerre ont seuls» amené la pénurie actuelle du trésor par des» dépenses étrangères à la forme du gonverne-» ment. Et s’il est vrai que la nécessité d’eulre-» tenir trois ou quatre bataillons de troupes de» ligue soit un surcroît de dépense, n’est-il pas» ridicule de mettre les frais d’une administra-