4 1 2 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
» tion de 8o ou de î oo membres, eu comparaison» avec vingt grands et petits conseils des anciens» cantons, et avec leurs chancelleries qui mon-» taient à des milliers d’individus, s’il faut en juger» par le canton de Berne , qui comptait à lui seul» 4à5oo sénateurs, conseillers ou intendaus em-» ployés dans la capitale.
» La constitution de 1798 dontils se plaignent,» offrait, il est vrai, des rouages compliqués;)> mais il serait absurde d’en inférer qu’un gou-» vernement central entraîne avec lui la uéces-» site de ces abus. Ce n’est ni l’économie ni les» intérêts du peuple qui leur mettent les armes» à la main, mais bien leur intérêt privé. Pensantw comme César, qu’il vaut mieux être le premier
à Preneste que le second à Rome , ces despotesi) populaires aiment mieux régner sans partage» sur leurs petites vallées, que de se fondre dans» l’administration générale de la Suisse , où ils ne3) figureraient qu’au second rang; où leurs voix,3 > confondues dans la minorité, ne leur donne-» raient point la domination à laquelle ils aspi->3 rent, sous le masque du patriotisme et du dé->3 sintéressement. 33
Ces reproches n’étaient pas dénués de fonde-ment, toutefois il y avait des exceptions : Redingsurtout était au-dessus de ces petites combinai-sons, mais on ne saurait se dissimuler qu’il setrouvait entraîné par des intérêts de localités et