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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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La paixmaritimelui permetde tenterune expé-dition.

^|ZjtS iustoiuf. nr.s gck.uk fs de la révolution.le parti lemporiseur, qui ne lui paraissait qu’unacte de faiblesse, et lui montrait la perte delàcolonie comme certaine. Si tous les élémeus des-tructeurs conspirèrent la ruine de l’expédition,il n’est pas moins vrai qu’il serait par trop rigou-reux de vouloir lui en faire un crime.

Les préliminaires de Londres , qui furent si-gnés pour ainsi dire au même instant, augmen-tèrent l’irritation de Bonaparte , en lui laissantentrevoir uu moyen presque certain de vengerl’honneur de la France , indignement outragépar un chef de rebelles africains. Ces sentimensqu’on ne saurait blâmer, étouffèrent jusqu’àl’idée d’une mûre délibération, et tous les ap-prêts d’une expédition formidable furent or-donnés.

Trente vaisseaux de ligne et vingt frégatesfrançais et espagnols, appareillèrent au milieu dedécembre, de différens ports, avec 20 millehommes environ. Jamais armement aussi consi-dérable n’avait paru dans les parages américains ;et telle est la différence des temps et des obsta-cles, que cette nouvelle Armada alla échouercontre des bandes d’esclaves révoltés, à quelqueslieues des mêmes contrées où Fernand-Cortez,avec uu millier d’hommes, avait conquis un em-pire immense.

Le général Leclerc, beau-frère de Bonaparte ,commandait cette entreprise; la flotte fut misesous les ordres de l’amiral Villaret-Joyeuse .