6 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
» zones et recouvrait les Àulilles, tandis quej) l’Angleterre s’excluait elle-même de la Médi-» terranée en reudant Malle. »
A l’exagération de ces reproches, lord Spencerajoutait le regret de voir consolider par celtepaix les principes de la révolution française, aumoment où Bonaparte leur portait les dernierscoups. Ce n’était pas la seule erreur qu’on pûtlui reprocher. Les possessions menaçantes qu’ilvoyait à l’embouchure du lleuve des Amazones ,ne pouvaient être que le territoire désert de laGuyane jusqu’au Cap-Nord et à la rivière d’Aro-wary, dont les préliminaires ne faisaient pasmention; on savait seulement que le Portugal l’avait cédé à la France par le traité de Madrid .Quant à Cochin et au cap de Boune-Espérancedéclaré port franc, ce n’étaient pas des posses-sions capables d’inspirer à l’Angleterre des in-quiétudes sérieuses sur le commerce de l’Inde .Lord Malgré tant de clameurs, les nouveaux minis-cst envoyé * res persistèrent à suivre le sytème qui les avaità Amiens , déterminés à celte négociation; et lord Cormval-lis fut désigné pour se rendre au congrès d’Amiens ,où il devait mettre le sceau à la paix définitive,de concert avec Joseph Bonaparte , le cheva-lier d’Azara et Schimmelpenniuck, chargés destipuler, le second au nom de l’Espagne , le troi-sième pour la Hollande. Le négociateur anglais reçut à Paris l’accueil le plus distingué, et on