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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XIX, CIIAP. CXIir. l3

nies, n’avait rien fait pour diminuer sa prépon-dérance sur le continent. Depuis les préliminaires,la Consulta de Lyon avait doublé l'influence deBonaparte sur l’Italie : le bruit de la cession de laLouisiane à la France , tenue secrète depuis deuxans, commençait à répandre l’alarme en Améri-que , aussi bien qu’en Angleterre : enfin la mortdu duc de Parme faisait tomber ce duché entreles mains de Bonaparte , à qui l’île dElbe étaitdéjà assurée.

Tous les partis se réunirent, et l’animosité futpoussée si loin, que Windham reprocha mêmeau ministère d’avoir pris des mesures dérisoirespour garantir l’indépendance de Malte, en la pla-çant sous la sauve-garde d’une puissance dontles Français occupaient les rades et bloquaienten quelque sorte la capitale.

Le ministre Hawkesbury répliqua que l’in-fluence acquise par la France sur un des étatssecondaires du continent, n’intéressait l’Angle-terre qu’indirectemeut, et qu’excepté un petitnombre de cas, on ne pouvait admettre qu’uneraison de celte nature suffît pour s’engager dansune guerre interminable. Il observa en outre quel’état continental sanctionné par la paix de Lu-néville , autorisait .d’autant moins une rupture,que la Russie et la Prusse avaient reconnu leschaugemens survenus en Italie . Cet argumentn’était que spécieux, car aucune transaction pu-