Publication
solennelle
du
concordat.
14 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,blique ne sanctionnait l’abandon du Piémontni de la Suisse, et la x’éunion de l’île d’Elbe à laFrance .
Cependant les clameurs de la double opposi-tion n’empêchèrent pas le ministère de x’atifierle ti’aité, et les chambres de voter à une très-grande majorité les remercîmens d’usage au Roi.Les relations se l'établirent aussitôt eutre lesdeux gouvernemens. Lord Cornwallis fut nomméà l’ambassade de Paris , et le général Andi’éossy,officier d’artillerie distingué, fut désigné par Bo-naparte pour remplir celle de Londi’es.
Le traité avait été mieux reçu en France , oùl’on fut scandalisé des déclamations de l’oligai'-clxie anglaise contre le ti’iomphe des principesrévolutionnaires dont on voyait chaque jour dis-paraître en France les derniers vestiges.
Le concoi’dat avec le Pape avait été tenu secretpendant huit mois, pour deux raisons, la pre-mière afin d’obtenir la démission des évêquestitulaires émigrés, qui paraissaient détei-minés àrepousser les nouveaux arrangeinens ; la secondepour discuter à loisir dans le conseil d’état lesarticles l’églémentaires qui devaient coordonnerle système religieux de l’état avec les lumièi’es etles besoins de la nation. On avait préludé à cesdifférentes mesures en établissant un ministèrespécial pour les cultes , dont Portalis prit leporte-feuille.