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vie errante et misérable ou une fin ignominieuse,ils penchaient pour une soumission dont Maure-pas , Clervaux et Paul Louverture lui - même,goûtaient déjà les fruits. Peut-être aussi pensaient-ils qu’en laissant au climat le soin de réduire lestroupes européennes, il leur serait plus faciled’en venir ensuite à bout.
Leclerc, de son côté, entouré de ruines, sou-pirait après une pacification qui pouvait seulerelever une colonie qu'il était venu pour sauver.
Ses succès lui avaient coûté cher, l’armée abî-mée de fatigues et de privations , se fondait avecune rapidité désespérante ; les caisses étaientvides, et l’absence de l’ordre, éloignant le com-merce, ne permettait pas de les remplir. La mi-sère allait faire ce que les insurgés désespéraientd’exécuter.
De cet état des choses, résulta un rappro-chement que les uns ont attribué à la perfidiedes chefs noirs , et d’autres à la force des cir-constances. Quoi qu’il en soit, Christophe etDessalines firent leur soumission, trop heureuxde conserver des grades et des commandemensauxquels ils ne pouvaient plus se flatter d’avoirle moindre droit. Le capitaine-général investi dela confiance de Bonaparte, n’hésita point à leuraccorder la sienne sans réserve.
Soit que Toussaint eût tracé lui-même à ses Toussaint,lieuleuans la conduite qu’ils avaient à suivre, ''