HISTOIRE DES CUERRES DE LA RÉVOLUTION.
soit qu’il eût perdu par ses revers l’ascendant queses services lui avaient acquis, il imita, bientôtaprès, l’exemple de ses généraux; mais, en su-bissant le joug de la nécessité, il sut conserverde la dignité : en déposant les armes, il préférarentrer dans la vie pi’ivée, à accepter un com-mandement sous le capitaine-général envoyé parle premier Consul.
Ravages Ces événemens arrivèrent d’autant plus à pro-
de la fièvre r . 1 *
jaune, pos, que la fievre jaune commençait à doublerses ravages. Cette cruelle maladie , un des plusfunestes présens que le Nouveau-Monde ait faità l’ancien, plus violente encore cette annéequ’elle ne l’est ordinairement aux Antilles , mois-sonnait déjà une foule de braves. Les générauxDebelle, Ledoyen et Hardy furent du nombre deses premières victimes, et leur mort, presquesimultanée , sema la désolation dans une arméedont ils avaient également mérité l’admirationet l'attachement. Les mois de mai, juin et juilletse passèrent ainsi dans une cruelle anxiété , etl’épidémie augmentant avec les chaleurs, mena-çait d’engloutir bientôt les vainqueurs.
F.tat de St.- Toutefois, à la nouvelle de la pacification,B " les navires américains et français affluèrent dansles ports, où ils ramenèrent l’abondance ; lecommerce parut renaître sur, les décombres en-core fumans du Cap; le Port-au-Prince floris-sait; les maisons et les édifices de la capitale se