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relevaient ; enfin, la confiance ranimait les plan-teurs et les habitans des villes.
Le capitaine-général, à qui les premiers évé-nernens de la guerre n’avaient pas donné l’espoird’un si prompt et si heureux dénouement, neperdait pas un instant pour en profiter. Un con-seil colonial, présidé parle préfet Bénézech etcomposé de tout ce que la colonie avait conservéd’hommes versés dans le gouvernement, fut ins-titué pour aviser aux moyens de ramener l’ordre,la justice, et créer une bonne administration.Leclerc appréciait toutes les difficultés qui luirestaient à vaincre , et les dangers de la con-fiance qu’il accordait aux noirs; mais il fallait serésoudre à les gagner, ou les poursuivre à ou-trance jusqu’à la destruction de leurs cadres :or, pour atteindre ce résultat, il eût été indis-pensable de disséminer ses troupes affaiblies, etde lancer cent petits détachemens après des hom-mes acclimatés , vivant de rien dans leurs mon-tagnes , et beaucoup plus rompus à la fatigue queles soldats européens.
Les instructions des Consuls prescrivaient deprofiter de la première occasion pour faire pas-ser en Europe tous les chefs noirs, avec pro-messe d’y être employés selon leurs grades. Lesplaces d’officiers subalternes devaient être accor-dées dans les corps, par tiers, aux blancs, auxmulâtres et aux noirs. On se flattait ainsi que le
Conseil
colonial.
Instruc-tions dupremierConsul.