j6 HISTOIRE DES CUERRIS DF. I.A RÉVOLUTION.
déplacement de quelques ambitieux ôterah touteinfluence aux noirs, qu’on rassurerait d’ail-leurs sur leur condition future, en leur laissanttous les emplois qui ne donnaient pas un com-mandement dangereux, et en leur conservant lesdroits politiques qu’ils avaient aquis par les loisantérieures. On avait recommandé en outre aucapitaine-général de se rattacher les hommes decouleur par tous les moyens possibles , en ren-dant aux créatures de Rigaud l’appui qu’on leuravait si malheureusement enlevé.
Leclerc Quelque efficaces que dussent être ces me-
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eîécuter. sures pour rétablir l’autorité delà métropole, Le-clerc ne jugea pas prudent de les risquer : il crai-gnit que l’arrestation des chefs ne rallumât uneinsurrection générale, et crut qu’eu les traitantau contraire avec égards, on parviendrait plutôtà leur inspirer de l’attachement pour la France ;cette erreur, qui fait honneur à son caractère,porte avec elle son excuse. Bonaparte a cepen-dant reproché à son beau-frère de s’être écartéde la li gue qui lui avait été tracée; mais il est diffi-cile d'apprécier au juste l’influence qu’aurait puavoir une mesure qui ne fut jamais exécutée.
La conduite de Christophe, de Maurepas et deDessalines , justifia d’abord la confiance du géné-ral en chef; ils mirent un soin tout particulier àéloigner d’eux jusqu’à l’apparence d’une arrière-pensée : ils fusillaient sans pitié tous ceux de leur