98 HISTOIKE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
s’embarquer avec elle , sortirent du port parsuite de cette convention; mais pour baisser pa-villon et se rendre à la croisière anglaise.
Il ne restait plus aux Français que le môle St.-Ificolas, où commandait le général de Noailles.Cette place éloignée du foyer de l’insurrectionet mieux fortifiée que les autres , devait tomberà son tour faute de vivres, de munitions et dedéfenseurs. Le brave Noailles , hors d’étal d’ytenir plus long-temps, résolut de se faire joura travers les escadres ennemies et d’aller se ré-fugier dans l’île de Cuba . Rencontré en mer parune corvette qui s’était mise à sa poursuite, ilcacha son équipage, arbora le pavillon britan-nique et chemina de concert avec elle jusqu’àla chute du jour. Certain alors de pouvoir l’a-border à la faveur des téuèbres, il s’en appro-che , jette sur elle les grapins d’abordage etl’enlève après un combat dans lequel il reçut mal-heureusement une blessure mortelle. Le brickqu’il montait, arrivé avec sa prise dans l’ile oùil cherchait un refuge, y joignit le détachementde Lavalette. Celui-ci jaloux d’utiliser le petitnombre de braves qui lui restait, voulut fairevoile pour Santo-Domingo , afin de s’y réunir augénéral Ferrand; mais son bâtiment battu parla tempête s’engloutit à la vue des côtes; commesi la fatalité se fut acharnée à la destruction desderniers débris de cette malheureuse armée.