LIVRE XIX, CHAP. CXIV. 99
Le général Ferrand conserva durant plusieursannées la partie espagnole, à l’aide des milicesde ce pays, qui, ennemies des noirs, secondè-rent les Français de tout leur pouvoir. Ce fut en1810 seulement, que bloqué dans Santo - Do-mingo , ce général, dénué de tous moyens, sevit contraint d’en faire la remise aux troupes deChristophe.
Ainsi finit cette fatale expédition, qui coûta àla France , non-seulement plus de 4 o mille hom-mes d’excellentes troupes, mais encore ses meil-leurs équipages de vaisseaux. Elle coupa Je der-nier fil de ses relations avec cette riche colonie;source inépuisable de regrets, qui offre à l’ob-servateur de grands sujets de méditation.
Les historiens de cette époque n'ont pas épar-gné les traits de la critique, sur les conseils et lesconducteurs de cette expédition. Leclerc et Ro-chambeau se laissèrent, dit-on, circonvenir pardes blancs, anciens propriétaires, dont les rap-ports intéressés faussèrent leur jugement. Bo-naparte trompé lui-même, s’il faut en croireplusieurs écrivains , voulut diriger de Paris les opérations nautiques et militaires à l’iusude ses ministres. Il crut aveuglément celui dela marine, quand il fut question de disgracierle colonel Vincent; mais il ne s’en rapporta plusà ses lumières lorsqu’il fallut tracer des instruc-
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Défensedu généralFerrandde la partieespagnole.
Résultats decette funesteexpédition.
Observa-tions sur lescauses quila firentcchouer.