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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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100 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

tions à l’amiral Villaret- Joyeuse et au capitaine-général.

C’est chercher dans des faits secondaires le ré-sultat des causes principales. Bonaparte a d’ail-leurs pris soin de détruire lui-même les bruitsrépandus à ce sujet. La flotte serait arrivée en-semble devant le Cap, que Toussaint n’en eûtpas moins été en mesure de rassembler ses i3 de-mi-brigades dans les moines, dès que son partiétait pris de combattre. Eu supposant même qu’ilse fût soumis, on ne peut croire que cela se fûtprolongé au-delà du terme où la fièvre jauneaurait mis l’armée hors d’état de résister au sou-lèvement général.

Par les mêmes motifs , on ne saurait affirmerque le succès de l’expédition dépendît, commele prétend Bonaparte , de l’inexactitude de Le-clerc à suivre ses instructions. 11 est douteux quele renvoi en France de Dessalines , Christophe ,Maurepas, Belair et de vingt autres noirs mar-quans, eût fait cbauger le cours des évéuemens ,lors même qu’on eût accordé toute coufianceaux hommes de couleur. Quand on pense que lemulâtre Pétbion, un des plus dévoués à la France ,fut l’instigateur de la défection de Clervaux , etque leur révolte précéda celle de Dessalines et deChristophe, il n’est plus possible de l’aisonner,et l’on peut supposer avec raison que l’ambition