L1VIUS XIX, CHAP. CXV. IO 7
l’Argovie ; accorder une part aux anciens sujetsdes cantons, et surtout à ceux de Zurich, Bâle ,Fribourg, Thurgovie et St.-Gall : or, c’était surces points capitaux que les avis différaient prin-cipalement , et à moins d’une intervention puis-sante , il n’y avait que le temps ou la force quipussent en décider.
Les événemens ne tardèrent pas à prouvercette vérité. Les petits cantons, instigués, décla-rèrent ouvertement dès le 6 juillet, qu’ils nereconnaîtraient jamais cette constitution quiles soumettait aux lois odieuses d’un gouverne-ment unitaire. Us ne voulaient, disaient-ils, quela liberté conquise par leurs ancêti’es, vouanthaine étemelle à tout ce qui semblait y porteratteinte.
Le Landamman et le Sénat , ti’cp faibles pourles contraindre, assemblèrent néanmoins quel-ques troupes à Lucerne , et nommèrent des com-missaires pour aller porter chez les réfractairesdes paroles de paix, tout en les menaçant del’emploi de la force. Les deux partis restèrentainsi en présence, cherchant à démêler la partque prendraient la France, l’Autriche et l’An-gleterre à leur conflit.
L’embarras de ses finances ayant mis le gou-vernement helvétique hors d’état de] lever lesmilices sur lesquelles il croyait pouvoir compter,la France avait jugé nécessaire de laisser la divi-
Protestationdes petitscantons.