Band 
[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
Entstehung
Seite
108
JPEG-Download
 

108 HISTOIRE DES GUERRES DELA RÉVOLUTION.

sion Montchoisi en Suisse , jusqu’au milieu de-1802. Cette mesure, contraire au traité de Luné-ville, ne donnait pas seulement des griefs à l’Au-triche et à l’Angleterre; l’empereur Alexandremême, intercédait près du premier Consul, enfaveur de ce pays : dès-lors il était facile de pré-voir que l’occupation aurait un terme, et que lesdeux partis en viendraient bientôt aux mains. Leseul moyen de prévenir ce mal eût été , commenous l’avons dit, de reconnaître à Lunéville lesbases du gouvernement existant; mais l’oubli decette précaution ne laissait guère entrevoir lapossibilité d’y remédier, à moins d’une nouvelleréunion de plénipotentiaires, qui eût remis enquestion tout ce qu’on croyait avoir réglé à lapaix définitive.

S’il était délicat pour la France ou F Autriche,de proposer un tel amendement; c’était au con-traire un devoir pour le gouvernement helvé-tique de le provoquer de tous ses moyens, endémontrant aux cabinets les conséquences pro-bables d’un nouveau conflit, qui troublerait lerepos des cantons, et par contre-coup celuide l’Europe . Le rétablissement de la neutralitéde la Suisse , détruite par le traité d’alliance deParis , du 11 septembre 1798, était à désirer partous les partis, et devait être le résultat d’unemédiation officieuse. Pour obtenir l’abolition dece traité, l’Autriche eût aisément reconnu la