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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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HISTOIRE UNIVERSELLE.

I. Que îe Monde est éternel, pour la matière & pour la forme »-& qu’il n’a jamais eu d’origine, ni ne fera jamais sujet à quelque

corruption («).

II. Que la matière du Monde est éternelle, mais non pas la forme. Ou

III. Que le Monde a eu un commencement, & aura une fin, étant pé-rissable de fa nature.

Opinion de P our commencer par la première de ces opinions: aucun des Anciensceux qui ne Pu ouvertement adoptée, excepté quelques Pseudo - Pythagoriciens , &ont cru le Aristote (b ), auquel nous pouvons joindre quelques Sectateurs de Platon :Monde d’ailleurs ceux des Anciens, qui ont adopté ce sentiment n’ont pointpour ta ma- prétendu affirmer, comme font fait quelques Modernes, que le Mondetdre & matériel étoit Dieu, ou l’Etre indépendant & existant par lui même, maispour la feulement que quelque chose doit nécessairement être éternelle; ou bien

farine. q Ue ]e Monde est un esset éternel & nécessaire de la Nature Divine, ce

qui paroit avoir été le sentiment d ’ Aristote ; ou enfin que le Monde estune émanation éternelle & volontaire d’une Cause toute puissante & toutesage, qui étoit l’opinion de plusieurs Platoniciens (c).

Ocellus Lucanus , dont l’antiquité& l’autorité ont été opposées à cellesde Moyse (d), quoíqu’il ait vécu peu avant Platon , a été un des plus an-ciens défenseurs de l’Ecernité du Monde; en quoi il s’étoit éloigné de lavraye doctrine de son Maître Pythagore. Nous avons un court Traité quiporte son nom, sur la nature de l’Univers, dans lequel il affirme que leMonde est absolument incapable de génération & de corruption, de com-mencement ou de fin (e); qu’il est de lui-même éternel, parfait, & dura-ble à jamais (/): que la configuration & les parties de l’Univers doiventnécessairement être éternelles, auffi-bien que la matière dutout (§), &leOenre-humain (L). Mais les argumens fur lesquels il appuyé son sentimentsont très absurdes & très ridicules. Par exemple il tâche de prouver que leMonde doit nécessairement être éternel, fans commencement ni fin, parceque fa figure & son mouvement font circulaires,. & par conséquent sans fiani fans commencement (i) r ou bien ses argumens font d’un genre à vouloirprouver que quelque chose doit nécessairement être éternelle, parce qu’il estimpossible qu’une chose sorte du Néant, ou y retombe ,* comme quand il dit,que le Monde doit nécessairement avoir été éternel, à cause qu’il impliquecontradiction qu’il ait eu un commencement ; puisque, s’ilavoiteu un com-mencement, cela luiscroit venu de quelqu’autre chose, & alors il n’auroit pasété l’Univers (fc) : & c’est à ce seul argument qu’oiî peut réduire tout cequ’il dit dans tout son Livre. Pour dire le vrai, lui-même paroit persuadé,que quelque éternelle & quelque nécessaire, qu’òn conçoive chaque chofe

OO Diodor. Siçul. L. I. p. 4-W Surnet-’Archíeol. L. II. cap. r.

CO' Dr. Clarke Démonstrat.' p. Z 2 .

00 Vid. Oracles of Reason, pag. 2 lJ.(é) Ocel!. Lircan, de- Univ. p. 5 06. interOpuíc. Mytbol, edit, per T. Gale iSL 3 .

(/) Ocel!. Lucan. de Uhiv. p. jro».

C ff) Ibid. pag. 528.

(h) Ibid. pag. 530.

(O Ibid. p. 514. Voyez nuíîî Oracles ofReason-, p. 215.

(0 Ocell, ibid. p. §06, 508;