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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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42 HISTOIRE UNIVERSELLE.

Etre, par leur restitution dans leur prémier état ; comme s’ils croyoient queleur En Soph (s), ou premier Etre infini, eontenoit toutes choses, &qu’iiy a toujours dans TUnivers la même quantité á'Etres , soitdansl’état incréé,soit dans celui de création. Quand l’Etre est dans son état incréé. Dieuest simplement toutes choses ; mais quand Y Etre devient Monde, il n’augi-mente pas pour cela en quantité ; mais Dieu se développe & se répand pardes émanations. C’est pour cela qu’ils parlent souvent de plus grands & deplus petits vaisseaux, comme destinés à recevoir ces émanations de rayonsqui sortent de Dieu ; & de canaux par lesquels ces rayons font transmis t enun mot, quand Dieu retire ces rayons, le Monde extérieur périt, & toutes,choses redeviennent Dieu (b). Si tu envoyés ton Esprit , elles font créées ,tu renouvelles la face de la Terres caches-tu ta face, elles fom troublées j reti *res-tu leur souffle, elles défaillent, & retournent en leur poussière (c).

Opinion JNous allons parler à présent de ceux qui admettent deux Principesàe ceux distincts, indépendans l'un de l’autre, & co-existans de toute éternité, Dieumettent &la Matière: Opinion qu’on croit avoir été celle de Platon & de Pytha?deux Pm-gore, & qui l’étoit certainement á’Anaxagore , d ’Archélaus,. & de plui-cîpes, fleurs autres.

Ditm & On ignore quel a été, touchant l'Origine du Monde, le sentiment dela Matière. Sciros, Maître de Pythagore. Les prémiers mots d’un de ses

Opinion Traités, qui subsistoit encore du tems de Diogène La'èrce,'fe mblentmar-de Phérê- q U er qu’il croyoit trois Etres éternels, Jupiter ou Dieu,, le Tems, & laejrle. Terre (d). Pythagore lui-même admettoit deux Principes existans par eux-de Pytha- mêmes, une Monade ou Unité, & une Dyade ou Dualité ; par le prémiergare. desquels on suppose ordinairement qu’il faut entendre Dieu, ou un Prin*cipe actif (quoìqu’il y en ait qui prennent les Monades de Pythagore pourdes Atomes (e); mais on ne íauroit dire avec certitude ce que signifieh Dyade, quelques uns entendant par-là un Démon, d’autres le Mondevisible (f), d’autres enfin la Matière elle - même (g) , parcequele nombredeux a été souvent employé pour montrer la variété, l’inégalité, la divisi.bilité, & les changemens continuels de la Matière; au-lieu qu'un exprima,l’unité, l’identité, indivisibilité, &l’immutabilité de la Nature DivinesCependant on peut révoquer en doute-que Pythagore ait par fa Dyade voulusignifier la Matière; car Porphyre interprète ainsi les deux Principes Pytha*goriquesi La cause, dit-il, de cette sympathie, de cette harmonie, L decet accord qu'on volt dans les choses, a été appellée Unité par Pythagore ,,l’unité qui est dans les choses ellesmêmes n’étant qu’une participation àla prémière cause ; mais il a nommé Dyade la raison de la différence de^inégalité, à de l’irrégularité constante qui s’observe dans l’Univers (r)..

(a) f)ÌD

( h ) Bura. Archícol. L. Ii p. 6z.

(I e ) Psalm. CIV. v. 29, 30.

(d) Diog. Laërt, in Pherecy.de, p. 7<í»

(e) Vid. íup. p-. 33..

(/^Butârch. de. Plaeit, Bhil. L. 1. c;

(K) Id.'ibid. c. 3. Nutn. apud Eusetí. dePfíep. Iivang, & Cudw. Intell, System, g*.371. &c.

Q) Dacier,. Vie de Pythagore., p. 5g,.

( 0 - Porph; de. Vita.PyiI;3g. g, 203.