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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DE LA CREATION DU MONDE, Introduction. 45parlé. Pour ce qui regarde les Corps réguliers, il y a lieu de conjecturerque Pythagore a voulu seulement représenter les Elémens fous leurs formes:voilà pourquoi il représentoit le Feu par la figure d’une Pyramide oud’un Tétrahèdre, à cause que la flamme s’élève en haut & se termineen pointes l’Air, qui est l’élément qui en ordre suit le feu, il le représentepar un Octahèdre, qui ressemble le plus au Técrahèdre, étant com-posé de deux pyramides ajustées ensemble d’une certaine manière;l’Eau, à cause de sa fluidité, étoit dépeinte par un Icosahèdre; & laTerre par un Cube, pour dénoter sa stabilité , le cube étant de tous lescorps réguliers le moins propre au mouvement (a). Que fi l’on vouloirexpliquer physiquement ce sentiment de Pythagore , il faudroit dire quepeut- être ce Philosophe supposoit que les parties dont les quatre Elémensfont composés, ont de telles figures, ■ suivant leurs différentes gravités spé-cifiques; que les particules primitives de la Terre font des cubes; carcomme la Terre est le plus pesant de tous les Elémens , de-même aussi leCube est il le plus pesant de tous les Corps réguliers; que les particules duFeu font des pyramides triangulaires, le feu étant le plus léger de tous lesElémens, comme le Tétrahèdre est le plus léger des mêmes Corps ; queles particules de l’Air ont la forme d’un Octahèdre, qui après le Tétrahèdreest le Corps le plus léger des cinq, comme l’Air est le plus léger des Elé-mens après le Feu; & que les particules de l’Eau ont la figure d’un Icosa-hèdre , figure qui tient une manière de milieu entre le Cube & l’Octahè»dre, comme la pesanteur de l’Eau est entre celle de l’Air & celle de laTerre. A l’égard du cinquième Corps, le Dodécahèdre qui représente leCiel, ou la Sphère de l’Uni vers, ilfautqu’ìl soit entièrement emblématique(si tant est que ce ne soit pas une addition à la Physiologie Pythagorique ,)les douze faces de cette figure faisant peut-être allusion aux douze Signesdu Zodiaque (S), ou bien aux quatre Elémens, aux sept Cieux , & auFirmament (c).

Timêè de Locres , qui étoit Pythagoricien, semble avoir cru laPré-existen-Opinionce de la Matière, car il affirme qu’elle est éternelle (d): cependant il dit de Timéedans un autre endroit, que le Dieu éternel, qui ne peut être apperxuque^ Locres.par l’entendement, est l’Auteur de toutes choses, & que le Monde visi-ble est le Dieu engendré (e) ; & il distingue entre la Durée éternelle deDieu, qui n’a point eu de commencement, & le Tems qui à été fait avecle Monde, comme une imitation de l’Eternité (/). II enseignoit plus par-ticulièrement, qu’il y avoitdeux Principes de toutes choses; l'às,pourcelles qui font faites conformément aux Loix de la Raison ; & la Nécessité,pour celles qui font produites par force, suivant les puissances des Corps:ôí il n’y a pas lieu de douter que par ce second Principe il n’ait entendu la

(2) Sacrobins apud Casimir. Simienowscz,

L. IV. p. 263.

(f) Idem ibid.

(c) Dacier, Vie de Pythag. p . I33 , t;_nmis. Locrus, de Aaimaj Mundi, hiter. Opuíc.

Mythol. &c. edít. a Th. Gaie, i68K.p.ZZZ. Le.(d) TfmíBus ibid. pag. 544.

(V) Idem ibid. p. 549.

(/) ib ‘d, p, 552. Clem, Alexand. Strcrai,V p. 604.

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