DE LA CREATION DU MONDE, Introduction. jj
rodoxe: ia vrais Doctrine des Mages étant que le Principe est seul éter-nel, & que l’autre est créé; ce qui paroi t, non seulement par le témoi-gnage unanime des Ecrivains Orientaux , mais par les restes autentiques quenous avons encore des Ecries d eZoroastre en Grec, & particulièrement dansla Description suivante du Dieu suprême, telle que Zoroajtre l’a faitelui-même. Dieu, dit-il, a la tête d’u'n Epervier (expression symboliquelans doute) & est la prémière de toutes choses, incorruptible, éternel,incrée, fans parties, ne ressemblant point à un autre, la source de tousbiens, meilleur & plus prudent que tout ce qu’on peut concevoir; il est lePère de l’Equité & de la Justice, puise fes connoissances dans fa propresource ; est parfait, sage’, & Auteur de tout ce qu’il y a de saint dansla Nature (a). Au reste, il paroi t clairement que le mauvais Principen’a pas pu être regardé comme existant par lui-même, puisque Plutar-quo affirme qu’il doit être détruit un jour, ce qui implique contradictionà l’égard d’un Etre incréé.
Cet Ecrivain rend le compte suivant des Traditions des Mages par rap-port à leurs Dieux, & à l’égard de l’entréedumal dans le Monde (b), sa-voir : Qu } Oromazes coníistoit en lumière pure, & a frimanius en ténèbres ;qu 'Oromazes avoiteréé stx Dieux; le prémier, Auteur de la Bienveillance,le second de la Vérité, le troisième de la Justice, les autres de la Sagesse,des Richesses, & du Plaisir qui accompagne les bonnes actions; & qu'^-rimaniuse n avoitsormé précisément autant, qui étoientlesAuteursdesmauxou des vices opposés. Qu’alors Oromazes , *,, s'étant augmenté par trois„ fois, s’éloigna du Soleil jusques à la Terre, & orna le Ciel d’Astres &
„ d’Etoiles, entre lesquelles il en établit une comme maîtresse & guide des ductîon„ autres, la Caniculaire. Puis ayant fait vingt & quatre autres Dieux, il d 'Amjatt.», les mie dans un Oeuf; mais les autres qui furent faits par Aritnanius en», pareil nombre, grattèrent tanc cet Oeuf, qu’ils le percèrent, & depuis», ce tems-!à les maux ont été pêle-mêle brouillés parmi les biens. Mais„ il viendra untems fatal & prédestiné, que cet Arimaniusy ayant amené„ au Monde la famine ensemble & la peste, sera détruit & de tout point„ exterminé par eux; & lors la Terre fera tout platte, unie & égale,
», & il n’y aura plus qu’une vie & une forte de Gouvernement des Dom-„ mes, qui n’auront plus qu’une langue entr’eux, & vivront heureusement.
», Thêopompe écrit auffi queselon les Magìccens , l’un de ces Dieux doit être„ trois mille ans vainqueur, & trois autres mille ans vaincu, & trois autres« mille ans qu’ils doiventdemeurer à combattre l’un contre l’autre, & à dé—
„ truste ce que l’autre aura fait, jusques à ce que finalement Platon (ou le», mauvais Principe) périra du tout ; & alors les hommes seront bienheureux,,
,, qui n’auront plus besoin de nourriture, & ne feront plus d’ombre;; &
», que le Dieu , qui a fait à procuré cela, fe repose un tems, non trop long;
„ P our un Dieu , mais comme médiocre à un homme qui dormirait, (c).
{a) Zoroaffres in Sacra CoiiectîoneRîtuutir de la même manière» ibid.
Pers. Eufebium de Prsep. Evang, L, 1 . (fy Cudw. Ihtell. Syíh p. 222..c. 10. p- 4 2 * lianes le Mage a parlé de Dieu (D Plutarch, dc Iílde.&, 0 sirìde, p.
G K