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Jcmbìe, & que les fils de Dku jettoient des cris de jfiey(a) ; & puisq S u’iL3 estplus que probable, que la chute des Anges apostats .est arrivée .ayant laCréation. . -, . • :o
Nature des four ce qui regarde la Nature de ces Etres, l’Ecriture nous dit que ceAnges. font des Esprits' (b) ; mais si ce font des Esprits dégagés de toute Matière,*011 bien revêtus de Corps subtils & déliés, est une question qu on a.agitée,depuis très longtems.Non feulement les anciens Philosophes, mais mêmequelques Pères de l’Eglise (c), .ont cru que les Anges étoient revêtus deCorps célestes ou de feu, de la même nature que ceux que nous, aurons unjour, quand nous serons égaux à eux. Mais l’opinion la plus ordinaire ,<principalement dans ces derniers siècles, a été, que ce font des Substan-ces - entièrement spirituelles, quoiqu’elles puissent de tems en tems s’ímirà des Corps, & revêtir différentes formes (d).
Nous serons persuadés que le pouvoir & les facultés des Anges surpas-sent prodigieusement les facultés & le pouvoir des Hommes, si nous con-sidérons, que l’exercice de leurs facultés n’estpas empêché, comme celuides nôtres, par quelqu’une de ces imperfections qui font inséparables desEtres corporels: aussi leurs entendement, font-ils toujours dans une parfaitevigueur; leurs inclinations régulières; & leurs actions tellement efficaces,qu’auc-un Corps matériel ne íauroit s’y opposer, ni empêcher ces Espritspuissans d’exécuter les commissions qu’ilsi ont reçues de leur SouverainMaître. >
Probable ' Outre l’emploi qu’ils ont d’attendre & d’exécuter les Ordres de Dieu,Lìu’ils pren- jj est à présumer aussi qu’ils servent à prendre soin du Genre-humain : aud?r° m rnoinS ^'êtoit une tradition constante parmi les Juifs , que chaque Hom-Ilumain. 2 " me avoitdès fa naissance un Ange tutélaire, ou gardien; & notre Sauveurlui méme paroit avoir été dans ce sentiment (e). Les Payens ont aussi crula même chose (f ) , & ont regardé comme un crime de négliger les aver-tissemens d’un Conseiller si divin (g). Socrate avouoit publiquement., qu’ilétoit lui-même sous la direction d’un pareil Ange, ou Génie; aveu à re-gard duqqel il a été imité ensuite par plusieurs autres (Ji). C'étoit du Génietutélaire de chaque personne, que ceux que nous venons d’indiquer, s’ima»ginoientquedépendoit fa fortune. Chaque Génie, suivant eux, prenoità cœurles intérêts de celuidont il étoit le gardien: & si quelque malheur arrivoit à ce-
(a) Job XXXVIII. 7. Quelques-uns ce.pendant s’imaginent qu’ils ont été créés leprémier jour, & que Moyfe les comprendfous !e nom de lumière: d’autres assignent lesixième jour pour époque de leur création,immédiatement après la formation de j’Honj-me, asm d'établir une espèce de gradation ài’égard de la perfection des Ouvrages de Dieu.C*) Tillotfon’s Sermons, Vol. II.
(c) St. Basile, St. Athanase, Methodius,St Augustin, ap. Sext. Senenf. Lib. V. Annow 8.& Acta Concil. Niceni 2. Act. Z.
{d) Maimonid. More Nev. p. s. c. 49.
(-) Mattb. XVIII. 10.
C/’) Me.iandr. Arriaii, in Epict.
(gj M. Anton:»- Méditât. L. II. tz. 15. L.V, §. 19 &c. Plotin. Emieade3. L.lV.Diog.Laè'rt. in.Zenon p. 41,8.
(//) Particulièrement Plotin, dont le Génieapparut à révocation d’uti Prêtre Egyptiendans le Temple d’J.îs à Rome, en présence dePlotin lui - môme. Ce Génie déclara qu îlétoicun Dieu; & cette déclaration attira à Plotinun compliment de séltcitation de la part duPrêtre. Porphyr. in Vira Plotini.