io4 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.
Année du qui regarde ces paroles de Dieu, Voici ì l'homme est devenu semblable à FunMonde i. fa n0US t sachant le bien & le mal , on ne peut les prendre que pour uneAyant]. C. j ron j e am ère, destinée à reprocher à l’Homme la folie & le malheur de43 ° 5 ’ s a désobéissance (a).
Sect. u. ce scroit une longue liste, que celle de toutes les conjectures qu’on aru-mine ^ a ’ tes P our ^ avo ^ r quelle forte précisément étoit l’Arbre dont il s’agit :
umm s l- la Vigne, le Pommier, le Figuier ordinaire, le Figuier des Indes (b) ¥ , &Vaincs, le Froment, quoiqu’il ne soit rien moins qu’un Arbre, ont tous eu leursconjectures partisans f ; & quoique la pluralité des voix soit pour le Figuier ordinai-^ Arbre re > ce ' a n’empêche pas qu’il n’y ait de la témérité à décider une chose,défendu, à l’égard de laquelle Je récit de Moyst ne nous fournit point de lumièressuffisantes, Philon , suivant fa coutume, tourne en allégorie ce qui est ditde ces deux Arbres; supposant qu’il n’y en a jamais eu, ni qu’il n’y en au-ra jamais de pareils dans le Monde (c) §.
L’éprcuye jj p-roit très conforme à la Droite raison, & très convenable à l’Etat d’In-fendu'rat' nocence, que l’obéissance du prémier Homme ait été éprouvée par une dé-fonnable ." sensé semblable à celle dont Moyse fait mention : aucun Précepte Moraine
(A Nicholls’s, Cons. Vol, I. (c) Philo Jud. de Mundi Opisicio, p. 35.
(bj Barcépha de Parad. p. 48.
* Goropitis Bécnnus croît fermement qne ç’a été le Figuier des Indes , notion qu’il n’apoint empruntée de Barcépha, comme W. Raleigh le suppose (1). Ses principales raisonsfont, 1. La bonté du fruit, & la beauté de l’Arbre. 2. La largeur de ses feuilles trésproprés à cacher la nudité a Adam & à'Eve, qu’ils doivent être supposés avoir couverte dèsqu’ilsl’ont apperçue; ce qtfils ne pouvoient mieux faire que par quelques feuilles de f Arbre défen-du, qui étoit le plus à portée, 3. L’étendue & l’épaisseur des branches de cet Arbre, quidevoir ie rendre très propre, à ce qu’ils s’imaginoient, à les dérober aux yeux de Dieu.La Vulgate, où on lit in meìio ligni, a fait croire à Bécanus ost!Adam & Eve s’étoienccachés dans le corps de l’Arbre même, qui certainement n’étoit pas d’une taille à les re-cevoir, quoi qu’en ayent dit certains Auteurs. Comme IV. Raleigh a vu plusieurs deces Arbres en Amérique, & nous en a donné une description assez exacte, il ne sera pasmal-a-propos d’en donner ici la traduction. „ Ils croissent, dit - il, dans des terres humi-„ des de cette maniéré. Après avoir cru jufqu’à la hauteur de vingt 011 de trente piés,„ iis s’étendent vers le sommet, du bout des branches duquel descend une espèce de„ Gomme; cette Gomme, s’étend comme une corde attachée au haut de l’Arbre,& après„ quelques mois touche à terre, y prend racine,. & produit un autre Arbre, qui à son tour„ se multiplie de la même manière.. Un pareil Figuier avec ses rejetions couvre avec le tems,, des Vallées entières. — Mais je n’ai jamais pu remarquer que les feuilles en fussent,, grandes, ni le fruit délicat (2).
t Les Mahométans font aulìì dans dissérens fenthnens au sujet de cet Arbre. Les uns enfont un Epi de froment, d’autres un Figuier, d’atrcres enfin une Vigne (z).
§ Quelques ■ uns de ceux qui aiment les explications allégoriques, diíent que Je Fruit dé-fendu n’a été autre chose que l’Acte de la Génération : Opinion qui semble mettre uneforte d’analogie entre le crime & la punition infligée à Eve d’enfanter avec douleur (4).Mais il n’y a rien de pareil dans le récit de Moyse, fur-touc si nous considérons quVÍ-dam ne connut fa Femme qu’aprês leur sortie du Paradis.
C 1 ) Barcépha croît que ç’a été' un Figuier , mais (3) Maracc. !» Alcor. p. 22.
il 11 ajoute pas , des ïndts , que nous farinons. (4J Barcépha de Farad, ubi íup. Léon Hébreu,
{z) Raleigh, Hait. of tUe World, ?, X. Lvvk ïjulosophie d’AmOur, vrai. Hl. p. 620. fitc.
1« C» 4* §«