IC <5 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.
, , La Sentence de tous ceux qui étoient mêlés dans cette malheureuse af-Monde i! U faire ayant été prononcée, Dieu, avant que de chasser Adam & Eve dtiAvant J. C. Paradis, les habilla de peaux; ce qui ne doit pas être entendu, comme II4305. Dieu lui-même,ou un Ange, a voient fait ces habits: rien n’étantplus or-Sect. ir. dinaire à la Langue Hébraïque ,que d’attribuer à Dieu des choses, qui nechute de font faites que par fa direction, ou même par la permission de fa provi»['Homme, dence ordinaire. Ainsi il est probable qu "Adam Si Eve ont simplement' reçu quelques instructions fur la manière dont ils dévoient les fai-
re (a).
Ceqaec'ê- A l’égard des Chérubins & de l’Epée flamboyante, qui dévoientempê-toit que les àer nos prémiers Parens d’aprocher de f Arbre de vie, les Savans en ontdonné différentes explications. Ceux qui placent le Paradis dansl’Hémif-pmbéyan- phère Méridional, croyent que l’Epée donc il s’agit a été la Zone torride,te,. qui, dans la situation parallèle qu’on suppose que la Terre avoit alors,doit avoir été une Région d’une chaleur insupportable, & au travers delaquelle il étoit par cela même impossible de passer: à quoi ceux dont nousparlons ajoutent, que ce que Moyse dit de cette Epée ( b ), qu’elle étoittournée çà & là, ne convient pas mal â une Zone qui fait le tour de laTerre.
D’autres ont cru que c’avoit été une espèce de Muraille de feu, dont leParadis étoit entouré (c) * ; & que ce feu venoit de quelque matière in-flammable qu'il y avoit autour du Jardin : Opinion qui a un nouveau de-gré de probabilité dans le Système de ceux qui placent le Paradis aux en-virons de Babylone , où il fe trouve une grande quantité de Bitume, &où. il y a encore aujourd’hui des Champs, qui en certains temsde ì’annéeparaissent tout en feu. Que si l’on objecte que les Chérubins & une pa-reille Muraille font des choses tomes différentes, on répond que I’Ecri-1 ure a coutume d’attribuer à des Anges toutes les œuvres extraordinairesde Dieu, & que c’est par cette image qu’eiie exprime une plaie, une famine,une destruction, &c. (d). Quelques Rabins (e) croient que cette Epéeflamboyante étoit un Ange, fe fondant fur ce Passage où il est dit queDieu fait du vent ses Anges , & dus eu brûlant ses Serviteurs (/). Cette
Qa) Stackhousé’s Body of Diviniîy, p/281,Nicholls’s Conter. Vol, I.
(A) Tertull. Apol. c. 47. Burnet’s Théo»ry, Book IL c. 7. Theor. Sacr. Telluris,L.II. c. 6. '
(c) Pfeudo - Anstlm. Elucid. c. 15.
(«/) Nicholls ubi sup.
(e) Maimonid. More Nevoch. p. I. c . 49.(/') Psalm. CIV. 4.
mettre ensemble, qu’ accommoder', c’est dans ce sens que ce mot est employé Job XVI. 15.& Ezéch. XIII. 18. Pour ce qui regarde le mot rnX, que nous rendons par celui defeuilles, il lignifie auffî des branches d’arbres d une grosseur considérable. Né h. VIII.s's. (,).
* Les mots que nos Traductions rendent par Epée flamboyante , signifient dans l’Originafì'Epée de division-, car le même terme signifie épée & division, & est traduit- deTune &dex1 ,autre manière dans le Nouveau Tefladìetìt (sJ*
(1 Nicholls’s Cens, Vo.Vl, (» Matîh, X, í4 , L Luc, XII, ji. NichoXs’s ubi soja,