Année àMonde
135- A-
vant T. C.
4071.
Sect. >V.
patriar-ches avantle Déluge.
Année duMonde887. A-vant J. c.3MP-
Enlève-ment a'hlé-mc.
128 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. LQuelques Savans néanmoins, conformément à la première version, leurfont signifier qu’on commença alors à rendre à Dieu un Culte public, &à régler les Cérémonies convenables à ce Culte, & les tems dans lesquelson devroit s’en acquiter (a). D'autres particulièrement îes Juifs, suppo-sent que les paroles dont il s’agit, veulent dire que l’Idolâtrie, ou la cou-tume de déifier des Hommes, commença vers ce tems la : s’attacbant àla dernière version , ou traduisant le passage ainsi, Mors les hommes se ren-dirent coupables de profanation , en appellant du nom de l'Eternel (b) *.
Moyse ne rapporte autre chose des trois prémiers Descendans de Set haprès Enos , savoir Caìnan , Màhalalèel , ik Jared ; auffi-bien que de Méthu-Jèlah & de Lantech , le Grand Père & le Père de Noé , que leurs différensâges. Les Auteurs Orientaux vantent beaucoup leur piété, & les salutai-res leçons qu’ils laissèrent à leur postérité; leur attribuant d’avoir défenduà leurs en fans tout commerce avec la maudite race de Caïn (c).
tìênoc fils de Jared , & Père de Methujèlah, fut un homme d’une piétéextraordinaire, cheminant avec Dieu, comme s’exprime l’Ecriture,aumoinspendant les trois cens dernières années de fa vie r conduite d’autant plusadmirable, que ce Patriarche vivoit dans un siècle fort corrompu. Dieurécompensa fa vertu, en le transportant dans le Ciel, & en l’exemptancde la triste nécessité de mourir (d) f.
(aj Pererfu s, Drusius, Mercerus, &c.Simfou Cbron. col. 56.
(G Lelden. de Diis Syris, Proleg. c. 3.
CO Eutycb. p. 20. &c. Elmaciu.00 Gênés. V. 22, & 24,
Les Targums à'Onkclos & de Jonathan Ben-Uziel, aussi-bien que la Version Arabe, lo-fent le paslàge interrogativement, ou négativement, Ai-je tué un hommeï c’est-à-dire, je n'aipoint tué un homme, pour mériter à cause de cela quelque châtiment ; ni un jeune homme,pour que ce crime fût vengé par la destruâion de ma postérité. Et suivant cette Version,Lantech semble avoir prononcé ce discours à (occasion de la crainte qu’avoit la Famille, que lemeurtre d’ Abel ne fût vengé fur eiie ^crainte >qu'il prouve n’être point fondée, puifqu’il n’avoitrien fait qui pût lui attirer un pareil malheur (1), Cette explication paroic la plus raisonnable,quoiqu’elle 11e soit appuyée sur aucun fondement solide; Moyse rapportant le discours de La-ntech fans le lier le moins du monde avec ce qui précède, ou avec ce qui fuit.
* L'interprétation A'Onhelos est , que les hommes cessèrent iPittvoquer le nom âe t Eternel,comme si le culte de Dieu avoit commencé alors à être négligé.
Quelques Juifs (particulièrement Mai mont deb) ont fait d 'Enos lui-même le prémier Auteuràe (idolâtrie, & lui ont attribué (invention des Images par le moyen defquelles les hommesfe font adressés à Dieu (2).
Mais (introduction du Culte idolâtre des Corps Célestes & des Anges est attribuée à Sethpar les Sabéens, qui (assoient profession de ce Culte. Us lui donnent aussi un Fils nomméSubi, dont la Secte semble avoir tiré son nom,à moins qu'on ne le dérive du raotfOX Saba,ou f Armée des Cieux, objet de leur culte. Nous aurons occasion dans la fuite de parlerP'us amplement de cette Secte, nous contentant de remarquer ici, qu ils appellent le Livre quicontient les fondemens de leur Religion & de leur Morale le Livre de Seth, & qu’iís met-tent le Patriarche Hénoc au nombre de ceux qui ont professé le Saèéifme (3).
t Moyse s’exprime ainsi : Et tlénoc chemina avec Dieu , b tl ne fut pas ; car Dieu le priu
fl) Shucïíford’s Connection, Vol. I. p. I». àgg. ubi fup, p. r+ *.
&c (37 Pítcock. Specim. Hist, Ar.tb. p. *3-**
Hottinger. Smfgiua Orient, p. ajo, H.'i-