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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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(a) Jude v. 14, 15.

DEPUIS LA CREATION JUSQU'AU DELUGE, Chap. I. 129II paroit par un passage deS. Jude (a) qu'Hénoca été unProphète&, que Année dtiquelqu’une de ses Prophéties a été conservée jusques autems de notre Sau-^ onci í:veur, par écrit, ou (ce qui est plus apparent) par tradition. A-ia-vérité, Ja ^ j c.

34:iP-

Sl'CT. IV.Patriar-

Pnssage, dont f Auteur-de l’Epitro aux Hébreux fait la paraphrase suivante: Par foi tìénoc a ité ^Déluge'

emporté pour m point voir la mort, (f ne fut point trouvé,parce que Dieu l'avoit emporté. Car _L.

avant qu ilsût emporté.il a obtenu témoignage savoir été agréable à Dieu (r) : paroles,quiprouvent clairement qu 'tìénoc n’est point mort, mais que Dieu a feulement produit en luile changement qui droit nécessaire pour qu’il pût être admií dans le Ciel (2). Plusieurs Juifsnéanmoins croyent qu’il a subi la Loi du Trépas (z).

Les Commentateurs Juif supposent qu 'tìénoc a été transporté dans le Paradis terrestre (4).

Quelques Pères ont été du même sentiment Et d’autres ont avancé que lui & hlie

en reviendront lorsque Crin te- Christ sera manifesté, étant destinés à lui faire la guerre (6).

Mais ces imaginations font rejettées avec raison par les plus judicieux Interprètes. A-la-véritéla traduction vulgate d’un Livre Apocryphe dit, qu ’Uénoc fut transféré dans le Paradis. He-noc placuit Deo, & t r an fat us fuit in Paradifum , ut dct gmtibus pmìteniìam (7); maisott a remarqué, que dans le Grec il n’y a autre chose, sinon qu’il fut transféré , tans qu’iisoit fait la moindre mention de Paradis.

L’Alcoran parle de l’enlè ventent $ tìénoc (Z), & lui donne le nom iïEdris, qui est dé-rivé du mot iim, qui signifie en Hébreu rechercher, & en Arabe , lire ou étudier avec atten-tion. Ce nom lui a été donné à cause du savoir prodigieux qu’on lui a attribué. Les Com-mentateurs' Mahométans disent qu 'F.dris est encore en vie dans un des íept Cieux, y ayantété transporté après fa mort, mais ensuite ressuscité (9).

Le savoir d 'tìénoc, particulièrement son habileté en fait de Mathématiques, a été célébrépar les Juifs , les Chrétiens , & les Mahométans.

Les Juifs lui attribuent ['invention des Lettres, & la distinction des Signes des Cieux (iq).’

Ils le nomment Metatron (11) ; quoique plusieurs croyent que c’est là un nom de l’Ange Ga~briel (12), que le Targum de Jonathan semble expliquer par les mots íuivans , le GrandScri-be; mzìsSuxtorf ( 139 panche plutôt à croire que ce mot signifie l 'Ambassadeur ou le Messa-ger de Dieu , Ot qu il a le meme sens que le mot Latin Metater (14).

Les Chrétiens Grecs supposent qu tìénoc a été ce prémier Hermès CC Egypte, qui demeuroità Saï j ; qu’il a prédit le Déluge, & raisonné le prémier sur les substances supérieures; enfiu,qu’il a bâti les Pyramides, & gravé fur elles les figures des Instrumens qui servoient aux Arts,

& les principes des Sciences, asin que le Déluge ne pût point en effacer le souvenir (15).

Eupolème (ì 6) attribue aulîì à tìénoc 1 ’inveiuion de l’Astronomie, & dit qu’il a été cet Atlas,que les Gtecs ont regardé comme le prémier Astronome. Origine (17) fait mention d’unautre Livre attribué à tìénoc, contenant quelques secrets touchant les noms des parties desCieux & des Constellations, qu’on dit se trouver encore parmi les Ethiopiens, écrit dans leurLangue (18) Le savant Peirefc a fait tout ce qui lui étoit poíîìbie pour avoir ce Livre,mais envahi (19j.

(1) Heb. xi. j.

(D 1 Coitr/th, XV. yo.

{3) Abcn Ezîa, Hiícuni, Kcc. Apud Heidegg.„bi iupr. p. isj>

(4) K'inhi in tib. II. R eg . II. I.

(î) si'-nsus, Piocop. Gazœus, íustin. Martyr,apud Hetdcgg. p. 171. Voyez auílì Abú’ifatag.

(6) Heidegg. fini. •if) Ecclus XLIV. 11S.

(8 AI Koran, Cap. XIX. v, í4i ss ,

(p) Jailalo’diu, 8cc.

R

(10) Hottitig. Smegma Orient, p. r;Z.

(11) jucbalin p. 5. Lobai ex Midrash LutkÍO'. S r.

(12) Hyde de Rel. vet. Persar. p. 263.

(13) Buxtoif. In Lexico Talmud.

(,4) Heidegg. Hiít. Patnaicb, T, I. p. jj 7t(t S ) Abu’ltarag. P- 9

(i 6 t Apud Eulcb- de Ptarp.bvang.L. IX. c. 17.(t?) Oríg- Homil. 28. in Lib. Num. 5c in A ta-ceph. t. de principe.

(I s) Genebrard. Chronol. p, 74.

(tp) D’Hcibe.ot, Biblioth. Oiieqt. p. 310.