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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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Î3+ HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.

Année du On ne sait pas combien de tems les Enfans de Seth continuèrent à imi-Monde ter | a piété & les vertus de leur Père. Mòyfe dit,que quand les Hommes eu -

93° A ' rent commencé à multiplier fur la Terre & qu ils eurent engendré des Filles ,

va “y (S> ' les Fils de Dieu , voyant que les Filles des Hommes étoient belles,en prirent à fem-Sect. iv. met pour eux, de toutes celles Cjuils choisirent (a). Par où il paroic, que laPatriar - date de leur corruption est précisément la même que celle des mariages^Déluge* ( I U ’^ s contractèrent dans la Famille de Caïn ; alliance qui les fit à la fin sif U -- fort dégénérer de leurs anciennes vertus, que la malice des Hommes devintLes En- très grande fur la Terre , & que toute l'imagination des pensées de leur cœur nefans (le f ut pi us que ma i en tout tems (/-). Jofèphe rapporte que la Famille de SethSelh m persévéra dans le vrai Culte de Dieu, & dans son attachement aux devoirscorrompent,^ ^ p^té, pendant sept générations; après quoi ils sc négligèrent insen-siblement à l’un & à l’autre de ces égards, s’attachant au vice avec plusd’avidité encore qu’ils n’avoient eu de zèle pour la vertu: conduite qui at-tira fur eux l’indignation de Dieu (c).

Les Ecrivains Orientaux placent ce commencement decorruption un peuplus haut, pendant la vie de Jared (d), & nommément dans fa quarantiè-me

(a) Genès. VI. i, 2. (c) Jofeplj. Ant. L. I. c. z.

CÓ lbid - v. Z. 00 Elmacin. p. 9. Eutych. p. 27.

tres 2 Ifiiï* (1) ;& par Eujlathius, 2î?<p/«í; & cette dernière Leçon pourroit bien être la meil-leure. Quelques-uns le placent dans la Syrie-, d’autres (r), avec un peu plus de vraisemblan-ce , ont cru que c’étoit ce Seirath dont il est fait mention dans l’Ecriture (3) ; & supposentque les Péfilim , près de Gilgal, dans la Tribu à'Epbraim, étoient les ruines de la Colomnede pierre dont Seth avoit été l’Architecte. D’autres (4) néanmoins entendent par ces Péfilimou t à yXvmù ., comme porte la Version des LXX, de certaines Idoles, qu’ils croyent yavoir été mises par Eglon. Mais f Opinion la plus certaine (5) est, que le Païs de Siríadeétoit en Egypte ; car nous savons que Manethon a tiré son Histoire de certaines colomnes quise trouvoient en Egypte, & sur lesquelles il y avoit des inscriptions tracées en Langue &Lettres sacrées par Thoth ou le prémier Mercure ; mais qui, après le Déluge, ont été tradui-tes de la Langue sacrée en Grec écrit en Lettres sacrées, & ont été rédigées en Livres, que tesecond Mercure a mis dans les lieux les plus respectables & les plus retirés des Temples desEgyptiens (6). Ces Colomnes étoient dans des cavernes souterraines prés de Thèbes,híM delàdû Nil, pas loin de la statue résonnante de Memnon, dans un endroit nommé Syringes (7),qu’on décrit comme des apartemens qui vont en tournoyant fous la Terre, & que ceux quiprévoyoient le Déluge, & qui craignoient que la mémoire de leurs cérémonies religieuses nese perdît, formèrent en voûte dans plusieurs endroits, gravant fur les murailles la figure deplusieurs sortes d’Animaux, dont f assemblage fonnoit une espèce de Discours Hiéroglyphi-que (3). Le nom de Seth n’a point été inconnu aux Egyptiens, puisqu’ii paroit par le té.moignage de P lut arque, qu’ils donnoient constamment à Typhon (qui est un nom Grec) lenom de Seth (9). C’est de-là apparemment qu’est venu l’erreur te Jofèphe, lorsqu’ii fait bâ-tir çes Colomnes par un fils C/qdam.

(*) Malela, Glycas, Cedreiius, & Vêtus In-terpres.

(2) Voffius de LXX. lntup. p. -7 & dejEtate Mundi, e. 10. Alaishaun Canon, Chron.P 3 9 - .

(}) J’ 1 ' 1 ln - »» > -S.

(i) Citytisas , 8tc,

O) Dortweu uiuert. de Sanchnn. p. -1 , z L.rabnc. llibliotli. Gr. L. X. c . n. 5t.dlu-d-.ek,Pr,g,n Sacr L. I. c. 2 . & a I|i.

(6) Syncell. p. 4 o.

{7, Tatisan. L. 1 p.

(8) Ammian. Marcell. L. XXII- p. rtr.

(pj flut, dî Isid, St Olyt, p, isI, St 357i