ï 66 HISTOIRE ASIATIQU E, ' Livr. I.
^née du Mer, qui forcent les eaux à s’élever à une grande hauteur (a) *. MaisMonde n0 us craignons qu’une cause lì occulte ne paroisse pas tout-à-faic satisfai-5307. A- santé dans une Recherche Philosophique.
VB 2qÍ’s> C ’ H n0US *âe encore à considérer les Hypothèses de deux Savans très299 vr connus dans la République des Lettres, dont nous avons déjà quelquefoisÌ>ECT " eu occasion de parler, savoir. Th. Burnet. & Mr. TVhifìon.
DuDél uge. p Qur avQ - r une î^êe Gompletce de celte du premier , nous devons nousThéorie de rappelles, que, selon lui, la Terre dans son état primitif avoit une surfaceBurnet. égale, sans Montagnes & fans Mers ; & que toutes les eaux de notre Glo-be étoient renfermées fous fa croûte supérieure, ce qui formoit une voû-te prodigieuse autour d’elles (b). Cet immense assemblage d’eaux est, fé-lon lui, le grand Mime , dont parle Moyse (c ), & dont l’ouverture a été laprincipale cause du Déluge. Car il suppose que la Terre,, ayant été exposéependant quelques Siècles à la chaleur continuelle du Soleil, laquelle, parlaposition perpendiculaire qu’avoit selon lui l’axe de la Terre fur le plan del’Ëcliptique, doit avoir été d’autant plus grande qu’elle n’étoit en aucunefaçon tempérée par cette diversité de Saisons que nous avons à présent (r/);la croûte extérieure en étoit à la fin devenue extrêmement sèche. Cettechaleur ayant ensuite pénétré jusqu’aux eaux renfermées fous cette croûte,celles - ci avoient été raréfiées & élevées en vapeurs; ce qui leur faisant oc-cuper plus d’espace qu’auparavant ,n’avoit pu manquer de causer une espècede pression contre la voûte sous laquelle elles étoient renfermées. Celaétant, il est naturel, d’un côté, que le Soleil ait séché de plus en plusla superficie de la Terre, en ait tiré ce reste d’humidité par laquelle lesparties de cette superficie étoient en quelque sorte jointes ensemble, &y ait fait des ouvertures en différons endroits; &, de l’autre, que les va-peurs renfermées ayent fait des efforts toujours plus grands, jusqu’à ce quetout étant disposé pour que les eaux inférieures eussent un libre passage, &k tems assigné à cet évènement par la Providence étant arrivé, toute lacroûte qui couvroit la Terre fut rompue en pièces , & tomba dans Y Mi-me par morceaux, donc les uns avoient une certaine situation, & les au-tres une autre (e).
L’Auteur de cette Hypothèse croît, que non seulement elle s’accorde avecle texte de Moyse , & qu’elle est entièrement conforme à cette assertion deSt. Pierre , savoir quela Terre primitive étoit sujette à un Déluge par sa propreconstitution (/) ; mais aussi qu’elle 11’a aucun des défauts qui fe rencontrent
dans
r/A Ttav’c Dífc. P. H7. &c. (d) Sup, p. IOP, IIQ .
(b') Vovez f introduction, p. 6L 0 ) Burnet ubi íup. c. 6. p. 95. &c.
■ (4 lîurnet’s Theory, B. I. c. 7. ' ( f ) *■ *«• S, 6, 7.
* Nous avons eu fur nos côtes, il y a quelques années, une Marée si extraordinaire, quei’eau ne couvrit pas feulement le rivage, mais kt aussi périr beaucoup de bétail, & força les
habitans de plusieurs villages voisins de la Mer de fe retirer aiu greniers de leurs maisons.
Notre Auteur (,. av0 ue qu’il ne sauroit concevoir comment la chose a pu arriver autrement,que par une pression extraordinaire sur la surface de la Mer.
(1) Ray’s Dis» c. 2. p, iii,