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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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256 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.

Sect. iv. Partie Septentrionale ils doivent de toute nécessité être partis de f Orient pourPas de Y arriver. La cause de l’Erreur dont il s’agit, est que presque tous lesScinhar. Géographes ont mis Jrarat trop à l'Occident , ce qui a fait que lesAnnée du Commentateurs n’ont pas été médiocrement embarassés à concilier cet-Déiuge te situation avec I’Ecriture, s’imaginant qu'Jrarat étoit à l’Occident'toi. o Zs Serijâr.

'T597. ' U n'est pas facile de déterminer quelles étoient les limites du Pays de Sein-

-- har * , dans ces prémiers tems. L’ëcriture nous apprend que la Ville &

Etendue £? la Tour de Babel furent bâties dans une Plaine de ce Pays (a), & queìT U pù°sd Nébucadnezzar fit emporter les Vaisseaux du Temple au Pays de Scìnhar dansScmhar. ' ? ^ Maison de son Dieu (L), laquelle étoit, suivant toutes les apparences,leTemple de Bel en Babylone. Outre Babel, I’Ecriture parle de trois autresVilles comme situées dans le Pays de Scinhar, savoir, Erec, Accad , Cal-ne (c). Mais comme toutes les quatre semblent n’avoir étéguères éloignéesles unes des autres (d), nous ne saurions juger par-là de f étendue du Pay?.En général, il y a lieu de présumer, qu’il y en avoit une plus grande partiesituée au Septentrion qu’au Midi de BabeT,i St qu’il étoit placé, sinon entiè-rement, du moins en grande partie, entre Y Euphrate & le Tigre, puisqueBabylone (si tant est que ç’ait été la même Ville que Babel) étoit à l’Orientde f Euphrate f, qui couloir le long du côté Occidental de cette Ville, avantque Nébucadnezzar bâtît une nouvelle Ville de l'antre côté de ce Fleuve,qui depuis ce tems-là passa au travers de Babylone.

Nous trouvons des traces du nom de Scinhar dans les Ecrits de plu-. sieurs Auteurs tant anciens que modernes, Heftiéc de Milet (s ) faitmention de Sennaar de Babylone ; & plusieurs autres (/) parlent deSingara en Mésopotamie. D’autres parlent d’une étendue de Pays située

(a') Genes. X. xo. XÍ. 2. &c.

(S) Dan. I. 2.

(f) Genes. X. r o.

{d) Supr. p. 228, 229, Note ]£.

(e) Joseph. Antiq. L. I. c. 5. & Euseb.

Prap. Ev. L. IX. c. 15.

(/) Plinius Hist. Nat. Ammian. Marcelinnus. Eutropius. Athanaíius, in Epist. ad So-litar. Vit. ageutes.

* Le nom en Hébreu est Sbinaar , ou Sennaar ; en Arabe, Senjdr. Bochart prétend qu’il estdérivé de Naar, qui signifie répandre ou disperser (1): &, si la chose est ainsi, ce nom nepeut pas avoir été donné au Pays par les delcendans de Noé dans la plaine où ils s’arrêtérentd’abord, comme l’affirrae J osé plie (2 s, à moins qu’011 ne suppose qu’ils ayent prévu la disper-sion, à laquelle cette étymologie fait manifestement allusion.

f Entr’autres choses on peut remarquer que les Voyageurs modernes représentent l’ Euphratecomme ayant, dans ['endroit donc il s’agit, un mille & demi de largeur, au - lieu que Sir ahuridit que la largeur de la branche de ce Fleuve qui paíToir par Babylone n’étoit que d’un sta-de (3), ou de la huitième partie d’nu mille; quoique le pont, suivant Diodore (4), eût cinqstades en longueur : mais en supposant une parfaite égalité entre la largeur du Fleuve & lalongueur du pont, il n’y aura qu’environ un tiers de plus que la largeur qn’a présentement\Euphrate, qui plus bas, à Relia, se rétrécit encore davantage.

(r) Bochart. íhaleg. !.. J, c f(2) Joseph, Antiq. L, I. c , 4. '

U) Strabo, L. XVI.ís) D;od, Sic, E» IX.