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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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L84 HISTÔÏRË ASIATIQUE, Livr. I.

Sèct. vi. fut donné prophétiquement longtems avant que la Dispersion commençât;

. Dispersion le tout, afin de donner le tems au Genre-humain de multiplier autant qu’ilâ Genre- j e pour pouvoir répondre au but de TAuteur de leur Dispersion. LesAnnée* du J ui f S d , ater î t . cette Dispersion de la dernière année de Péleg (a ), en quoi ilsDéluge ont été suivis par St. Jérôme, & par plusieurs Chronologiíles Chrétiens.

401. D’autres placent cet Evènement vers le milieu de l’âge de ce PatriarcheAvant J.C. (-) • pétau environ à fan 52 de fa vie, ou 153 ans après le Déluge; Cum-2597 * berìand vers l’an de fa vie 79, ou igo ans après le Déluge (c); Salian &Kircher (d) Tan du Déluge 275; & UJJèrius (e) dans un passage semblele mettre après la naissance de Réhu , qui arriva Tannée 30 de l’âge dePéleg , ou la 131 du Déluge, fans marquer le tems précis; quoique dansun autre endroit il soit d’opinion que c’est au tems de la naissance de Pé-leg que la Dispersion, dont nous parlons, est arrivée (/). Ainsi ceux quisuivent le Calcul du Texte Hébreu , semblent s’accorder seulement en ceci;savoir, en ce qu’ils ne joignent point la Dispersion de Babel avec la naissan-ce de Péleg ; deux choses qui semblent néanmoins être réunies dans TE-ckiture (§). Car si par les jours de Péleg on entend tout le cours,ou le milieu, ou la fin de fa vie , alors Péleg n’aura rien de particu-lier en vertu de quoi ce nom lui soit appliquable; parce que, dans cesens - là , la Division arriva aux jours de Noé auffi-bien que de Péleg ,fans compter un nombre prodigieux d’autres : d’où il s'ensuit, que ,par ces mots, les jours de Péleg , il faut entendre quelque caractè-re distinctif, qui lui convienne à lui seul de toute la Famille tíEber,Or quel caractère peut-on imaginer , sinon qu’il soit né au tems d’uneDivision qui porta son Père à lui donner un nom rélatif à ce grand Evè>nement (h).

Perizonius, qui se trouve obligé, par T Autorité de TEcriture , auíïï-bienque par celle de la Raison, de placer la Dispersion de Babel au tems de lanaissance de Péleg , tâche, pour résoudre la difficulté, de prouver, d’uncôté , que TEcriture ne suppose point qu’il y ait eu alors une grande quan-tité d’hommes fur la Terre: &, de Tautre, que la Nature de l’Evène-ment ne demande pas qu’il y en ait eu beaucoup; les premières Trans-plantations ne s’étant faites que par un très petit nombre de Familles,qui d’ailleurs ont fixé leur séjour dans des Contrées voisines du Pays deScinhar ( iJ. Mais après tout, quoiqu’il soit de sentiment qu’il fa ut S ’entenir à la Chronologie du lexte Hébreu , il reconnoiC pourtant que

Ça) R. David Ganz, ad mrn. 1996. §eder.Olam Rabba, in ipíò initio. Shalshel. Hale-kab. p. 7.

(£) Corne!, à Lapide, Torniellus, Abu’I-farag. P rr.

00 Perizon. Orig. Gent. A.ntiq p. 150.

GO Kircher. Turris Babel, c. 8. p- 20.

(<?) Usser. Annal. Ad ann. Muiidi 1757. &3 787 -

( f) Idem Chronol. Saer. Part. I. c. 5. p. 26.(§) Joseph- Antiq, L. I. c. 7. August. deCivit. Oei, L. XVI c. 2. Mercerus & Mus-cnlns in Genef postell. de Orig. c. 20. Be-roald , Perkins , Broughton , Perer. & Os-ier. Chronol Sacr. ubi l'up.

(h) Perizon. Orig. Babylon. c. 14. p. 314»CO idem ibid. p. 309, Zro.