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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DEPUIS LE DELUGE JUSQU’A ABRAHAM, Ciiap. II. 303

semble fonder cette conjecture. 2. Comme Riphath alla probablement de- Sect. vr.meurer près de son Frère Ashkenaz , le témoignage de Jofèphe , qui pré- Dispersiontend que les Paphlagmtens empruntoienc originairement leur nom de Ri- à Genre-phath, & étoienc appeltés Rìphatèens [a) , nous paroit digne d’être reçu. Humain.Rochart trouve la Rivière Rhebas , Rhebœus, ou Rhebanus près de la Ra duphlagonie (b). Etienne fait non seulement mention d’une Rivière , mais , 0 ^ Seaussi d’un Pays du même nom , dont les habitans se nommoient Rhehtei. Avant J. C,Et Pline place au même endroit un Peuple nommé Riphcci , nom qui fts- 2597.semble encore mieux à celui de /îi/àr/r. Z. Togarmah, le dernier fils de—;—Gomer, s’étoit apparemment établi à l'Orient de Riphath j suivant quelques- Ri P hatl1 *uns, au Nord de l ’Arménie , parmi les Ibèriens ; & , suivant d’autres, en Togar-Cappadoce & en Galatie: Opinions qui ne font pas destituées de vraisem- ma!l *blance, puisque ces Contrées font contigues à celles que possédoient lesautres fils de Gomer, & situées d’une manière à servir de commentaire (c)à ce Passage d’un Prophète ; Gomer , b toutes ses Bandes j la Maison deTogarmah du fond de l'Aquilon avec toutes ses Bandes (d) : Passage qui sem-ble devoir être entendu de la situation de ces Pays par rapport à laJudée. La Turcomanie , où plusieurs ont placé cette Colonie, paroit tropéloignée, pour que ceux de la Maison de Togarmah puissent avoir fait va-loir les Foires de Tyr (e): c’est-à-dire en y amenant des Chevaux & desMulets; car la Cappadoce en produifoit d’excellens, comme le témoignentplusieurs Historiens Profanes (/). Outre cela, il y a eu autrefois, dans le .

Pont & dans la Cappadoce un Peuple nommé Troctni (g), Trogmi, ou Troc-meni, comme Etienne les appelle. Dans le Concile de Chalcôdoìnc , ilsfont appellés Trocmades ou Trogmades; & ces noms ont beaucoup d’affini-té avec celui de Togarmah , ou Thorgama , comme les Grecs ont coutumede l’écrire.

Malgré tout cela, les Arméniens se vantent d’être descendus de Togarmah(qu’ils font fils de Tiras fils de Gomer ), par son fils Haik , de qui eux &leur Pays ont depuis les premiers tems tire le nom de Haikh. Ils disentaussi que le nom d ’Arménie , par lequel les autres Peuples désignent leurPays, est dérivé à'Aram , le septième en ligne descendante depuis Haik,par qui les Frontières de son Royaume furent beaucoup reculées (/r). Cyrustiroit aussi à’Arménie un grand nombre de Chevaux en guise de tribut (r) ;

& plusieurs de ces animaux, à ce que prétend un savant Auteur qui tenoitî a chose des habitans mêmes du Pays (6) , y font encore élevés de nosjours pour le service des Rois de Perse. Toures ces considérations nousdéterminent à laisser l ’Arménie aux Defcendans de Togarmah , ou Thûrgu-maì , comme ils l’appellent.

00 joleph. Amiq. L. I. C. 7 .(s) Bocharc ubi supra, c. io.

(c) Idem ìbid.

(d) Ezcch. XXXViii. 6 .

(<0 Ibid. XXVII. 14.

C/J Bocbart ubi íupr.

(g) Ptol. Strab. L. XII. Cicero de Divhnat. L. II. &c,

(h) Moses Chorenensis Hist. Armen. L. I.c. 4.

(») Xenoph.

(fc) Schroeder, Dissertât, de Ling. Arrnetvp. 30.