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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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z6o HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.

Sect. I. de leur hauteur par ieur circonférence; & suivant les proportions observe'esDescription en Architecture, il faut qu’elles ayent du moins 44 ou 45 pies de hauteur,de s Egypte. Sc 120 en y comprenant Ja base & le chapiteau. De ce Vestibule on en--—-tre directement dans une grande Sale quarree, dans laquelle il y a trois por-

tes , par lesquelles on passe en d’autres Apartemens , & de ceux-là ensui-te en d’autres, soutenus aussi par plusieurs belles colomnes, quoiqu’obscurs& pleins de débris.

Comme cet Edifice est presqu’entièrement enseveli d’un côté sous desruines & des monceaux de pierres, qui ont formé une espèce de Montagne,on peut aisément grimper jusques au sommet ; & pour en faire connoîtreles dimensions , au moins jusqu’à un certain point, il suffira de dire que lesArabes avoient autrefois bâti dessus une fort grande Ville dont on voie en-core les ruines. A une petite distance du front il y a une grande Arcaded’un bel ordre d’Architeóìure , & de la hauteur de plus de 40 pies , quisemble avoir été la prémière entrée.

La Tradition du Pays veut que cet Edifice ait été un Temple d eSérapis;ce qui paroi t être confirmé par une Inscription Grecque sur la frise , danslaquelle on croit démêler le nom de cette Divinité, mais à-la-vérité, si im-parfaitement, qu’il n’y a pas le moindre fonds à faire là-dessus. Les habi-tans prétendent aussi que ce Temple avoit autant de fenêtres qu’il y ade jours dans l’année, & que ces fenêtres écoíent disposées de manière, quechacune répondant à un des degrés de TEcIiptique< îe Soleil saluoit chaquejour la Divinité qui y présidait, l’une après J’autre (a).

Nous terminerons cette Section, qui peut-être est déjà trop longue,parune réflexion faite à l’occafion de ce dernier Edifice, savoir, que si dansdes Villes comme Tentyra , & quelques autres peu remarquables, on trouvedes Monumens d’une telle beauté , & d’une si prodigieuse grandeur,nous ne saurions nous former des idées assez avantageuses de ceux quiont été construits dans les principales Villes , où les Rois faifoient or-dinairement leur résidence, comme Thèbes, Memphis , & Alexandrie ; nonplus que du pouvoir & de la magnificence des anciens Habitans d'L-gypte ( b ).

(a) Sicard, Mém. des Miss. T. II. p. 158 . (S) Lucas, ibid. p, 13p.

Lucas, T. II. p. 133 ’ à.

SEC-