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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DE L’EGYPTE JUSQtTAU TEMS D'ALEXANDRE,Chap.III. 365

Diodore n’en compte que cinq, Prêtres, Soldats, Bergers, Laboureurs, s ECT II#& Artisans; renfermant, suivant toutes les apparences, les deux Lias- j^ 1aunles qui manquent lòus quelques-urtes des cinq autres. Coutumes

Le Roi, les Prêtres, à les Soldats, formoient en quelque forte les trois des Egy/>-Etats du Royaume Les Prêtres étoient txtraordinairement révérés, nonàr.seulement parce qu'ils étoient employés au service des Dieux, mais aussi à n „ ,cause de futilité dont ils étoient à f Etat par leur savoir & par leur pru- ífe ^ r 'dence; étant toujours pour cette raison près de la personne du Roi, com-me chefs de son Conseil, pour l’assister de leurs avis, pour lui faire connoî-tre que ce qu’ils a voient découvert par l’Astrologie & par l’ínspcction desVictimes touchant le succès de certaines entreprises, & pour lire en faprésence quelques beaux Traits d’Histoire dans leurs Livres Sacrés. Ceux-ci étoient entièrement exemts de taxes, & étoient les seconds en pou-voir & en dignité après le Roi (a).

Les Prêtres portoient des habits & des chaussures de lin, comme celaleur étoit ordonné par une Loi expresse. Us prenoient un foin particulierde se laver souvent, & d'être toujours propres. Pour cet effet, ils se ra-soient toutes les parties du corps une fois en trois jours, & se baignoientdeux fois par jour, & autant de fois par nuit, dans de seau froide, & ietout avec plusieurs superstitions, Le Service de chaque Dieu sc faisoit,non pas par un seul Prêtre,mais par plusieurs, qui avoient par - dessus euxun grand Prêtre, qui, loriqu’ii venoit à mourir, étoit remplacé par sonfils. Les Prêtres jouïssoienc de plusieurs grands avantages, étant entière-ment exemts de foins domestiques: car ils mangeoient le pain consacré,

& on leur fournissoit chaque jour du bœuf, des oyes, & du vin; mais ilne leur étoit pas permis de manger du poisson (£) ; Les autres Egyptiensne mangeoient jamais de fèves, mais les Prêtres en avoient la vue mêmeen horreur, les regardant comme quelque chose d’impur & d’abomina-ble : & c’est de • là que Pythagore a pris l’aversion qu’il avoir pour cet-te forte de légume.

Les Gens de guerre étoient appellés Calafiiiens, ou Hermotyliens, fui- Da SoUvant les différentes Provinces où ils habitoient. Les Hermotybiens , habi- dats.toient les Provinces de Bufiris , Sais , Cheinmts , Paprèmìs , & Ja moitié defile Prqfopis, desquelles on pouvoit tirer 160000 hommes, dans le temsqu’elles étoient le plus peuplées. Les Provinces des Calafiriens étoient cellesde ThèbeSyúe Bubafiis , á'/lphtlús , de Tanis , de Mendès Sébennytus , d’//-thribis , de Pharbcethus , de Thmuïs , d ’Onuphis , à'Jnytis , de Myecphoris , doncla dernière est située dans une Ile vis-à-vis de la Ville de Bubafiis. Ec cesProvinces pouvoient fournir tout-au-plas 250000 hommes. Les Soldats é-toient obligés, de Père en Fils, de Rappliquer uniquement au métier de laGuerre (cj, toute autre profession leur étant défendue; ce qui ne pouvoit

(c) Idem ibid.

fa) Diodor. Sic. L. I. p. 66.{]?) Herod. L. IL

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