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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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S K C T. II.

Moeurs &Coutumesdes Egyp-.tiens.

De leursCours deJustioe.

368 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.

La Loi, qui obligeoit le fils d’un Laboureur & d’un Berger d’embrassetla même profession que son Père, s’étendoit à tous les Arts & à toutes lessortes de Négoces; car chez les Egyptiens , un homme étoit dans la né-cessité indispensable de suivre la profession de son Père, & de s’y bornerentièrement, fans se mêler d’aucun autre. Par-là, n’ayant pas la moindreespérance de pouvoir s’élever à la Magistrature, ou à quelqu’autre rangque celui de l’Auteur de leur naissance, ils se bornoient tranquillement àleur état. II ne leur étoit jamais permis de se mêler d’Affaires Civiles.Que si cela leur arrivoit, ou qu’ils entreprissent quelque chose qui ne fûtpas du ressort de leur profession héréditaire, ils étoient sévèrementpunis.

Les Egyptiens étoient fort soigneux dans l'Administration de la Justice;jugeant avec raison, que des Sentences prononcées'de leurs Tribunauxétoient de la plus haute importance pour le Bien public; & que, commerien ne pouvoit servir plus efficacement à la réformation des Mœurs, queles châtimens infligés aux Coupables, & la défense des Opprimé-; de-mê-me rien ne pouvoit être plus nuisible à la Société, ou une plus grandesource de confusion, que de souffrir que la corruption ou la faveur eussentquelque influence sur les Arrêts de la Justice. Pour cette cause ils em-ployoient beaucoup de précautions dans le choix des Juges, qui étoient deshommes d’ une conduite irréprochable, & pris des trois principales Villes,Idélíopolis , Thèbes , & Memphis; dix de chacune; fi bien que leur nombreen tout montoit à trente. Ce Tribunal n’étoit inférieur en rien, ni à Y Aréo-page d'Athènes , ni au Sénat de Lacédémone.

Cette auguste Assemblée se choisissoic un Président dans son propreCorps, de qui la Place, en qualité de Juge inférieur, étoit remplie, con-formément à l’Election q u'il en faisoit lui-inême,parla Ville tjui l’avoic en-voyé. Leur Salaire leur étoit payé par le Roi, qui faisoit donner au Prési-dent des Gages proportionnés à la supériorité de son rang : & afin qu’ilfût plus visiblement distingué de ses Collègues, il porcoit une Chaîne d’orautour de son cou, de laquelle pendoit un Ornement de pierres précieu-ses , qu’ils appelloient la frèritè. Toutes les fois que le Président íe revê-toic de cette marque de son Emploi, celasignifioit qu’il étoit prêt à enten-dre des Causes. Les Juges étant assis , & les huit Livres qui concenoienttoutes les Loix ayant été mis devant eux, le Demandeur faisoit fa plainte,

élai-

se»; le second jour il est moindre; le quatrième il est plus grand que le troisième; le cin-quième moindre; le sixième plus grand que le cinquième; le lêptîème moindre ; le huitièmeplus grand ; le neuvième fans feu ; le dixième ils font un petit feu le matin ; f onzième ilsbouchent tous les trous avec de la íìlaíìè ou de la paille, & ne font plus de feu; car s’itsen faifoient, les œufs fe casseraient, leur foin étant de ne pas échauffer davantage les œufsque l’œil d’un homme ne peut les souffrir étant appliqués dessus.

Quand ies poussins font éclos , ils les mettent dans les Fours d’en-bas, qui sont couverts denates. Sous ces nates il y a du son pour les í'echer , & fur les nates de la paille pour que le*poussins fe tiennent dessus (Q-

0 A Greivcs - Manner of hatching Cliickensat Cauo. íhiioloj.li, Tiwiiact. N, 1Í7. Lucas,

Voyages, Vol. I. f. 27s» kc.