DE L’EGYPTE JUSQU’AU TEMS D’ALEX ANDRE, Ciíap. III. 3S9ou Poifl'ons, hormis ceux qu’ils regardoicnc comme sacrés, fans scrupule, Secr. ir.bouillis ou rôtis. Ceux qui demeuraient dans les Marécages, fe nourris- Meurs S”soient de diverses Plantes , qui y croissoient toutes les années, particuliè- Coutumesrement le Lotus , dont ils saisoient une force de pain, & les tiges inférieu desres du Papyrus , donc les parties supérieures étoient employées à d’autresusages (ct).
Dans leurs grands repas & leurs principales parties de plaisir, ils avoient image decoutume, avant que de commencer à boire du vin, de faire apporter un^ Mortcercueil dans lequel il y avoit l’image d’un Mort, faite de bois, & peint Q^am leursde la longueur d’une ou de deux coudées; ou, comme d’autres disent, un , ^ S *corps réel (b). Celui qui avoit la commission d’apporter ce corps, le pré-sentoir à chaque personne de la compagnie, accompagnant cette actionde ces paroles: Regarde ceci , b songe à te divertir ; car tu y deviendras sem-blable , lorsque tu seras mort (c).
Cette Image étoit, suivant quelques-uns, celle de Maneros, en mémoire Qui étoitde qui ils chantoient une Chanson funèbre dans leurs parties de plaisir, Manerosìqu’ils appelloient de son nom. II y a plusieurs Traditions couchant ce per-sonnage. Les Egyptiens en font le fils de leur prémier Roi, qui mourut àla fleur de son âge: d’autres disent qu’il étoit le fils d’un Roi de Byblus enPhénicie , & qu’il mourut de peur d’un regard furieux que jetta fur lui Isis ,parce qu’il examinoit de trop près fa conduite à l’égarddu corps mort à’Ofi-ris. Ce Maneros passe pour avoir été le prémier Inventeur de la Musique.
Cette particularité, jointe à la conformité de la Chanson avec celle qued’autres Nations chantoient à l’honneur de Linus, a fait supposer àque ce Poète Grec & Maneros sont une feule & même personne. D’autresnéanmoins prétendent que Je nom donc il s’agit, n’est pas celui d’une per-sonne, mais de la Chanson même; & que l’image du mort représcntoit letrépas d ’ Osiris (d).
Les Egyptiens étoient fort propres, tant par rapport à leurs repas, qu’à Propretétous autres égards, nettoyant soigneusement chaque jour les vaisseaux dans des Egyp.lesquels ils buvoient, qui étoient de cuivre; & sc servant fréquemment de tiens,purifications & ^ablutions, ils évitoient de manger avec des Etrangers,qu’ils considéraient comme impurs (e): & c’étoit principalement par pro-preté, qu’ils se faisoient une loi de la Circoncision: Cérémonie, qui avoit Qrcond-été en usage parmi eux de tems immémorial (/) ; & estimée si nécessaire,/)« prati-que PyfActgon?, pour avoir la liberté de converser avec les Prêtres Egyptiens, quóe par .& d’entrer dans leurs Temples, fut obligé de se soumettre à cette opération. mt eux >(§). Un Père de l’Eglise nous apprend q u'on les circoncisoit à l’âge de qua-torze ans ( h ). Mais nous ne savons pas qui a si bien pu l’en informer.
Nous examinerons dans un. autre endroit, fl les Juifs 011c emprunté cet-
(d) Supr. p. 332, 333-
(b) Lucian. de Luctu. Silius de Eello
. III.
(c) Herod L. II.
(d) Piutarch. de Isid, & Osirid. p.
Herod ubi supra.
Pun. (O Gen. XL 1 IÍ. 32. Herod. L. II.
(fy Herod. ibid. Diód, Sic. L. I. p, 24.
> (g) Clem. Alex. Suoraat. 1 , p.
357- M Aœbros. de Abrahamo, L, U.’ c, 11 .
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