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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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ttens.

heur Ha-billement.

Leurs Oc-cupationsdomesti-ques.

390 HISTOIRE ASIATIQUE, Litr. I.

Secr. II. te cérémonie des Egyptiens , comme l’ont prétendu quelques Historiens pro*'p&oeurs fanes. , _

Coutumes Ce Peuple s’habilloit d’une veste de Lin, garnie de franges au bas,des Egyp- qu'ils appelloient Cala/ìris ; & par dessus cette veste, ils portoient un man-teau blanc de drap. Mais c’étoit une profanation , que d'entrer dansquelque Temple avec ce manteau, ou d’enterrer des morts dans de la lai-ne. Leur manière de s’entre-saluer hors de chez eux étoit en se baissantrespectueusement, & laissant tomber leurs mains jusques à leurs ge-noux (a).

Dans plusieurs de leurs manières & de leurs coutumes, les Egyptiens pa-roissoient vouloir choquer de front les usages du reste du Genre-humain;car c’étoit la coutume parmi eux que les Femmes s’employassent au Né-goce & eussent foin des affaires du dehors, pendant que les Hommesétoient au logis à filer, & à prendre garde au ménage; & peut-être quec’est-là l’origine de cette Loi extraordinaire, en vertu de laquelle lesfils n’étoient pas obligés d’avoir foin de leurs Parens, mais les filles. Al’égard des fardeaux , les hommes les portoient fur leurs têtes, & lesfemmes fur leurs épaules; & quand ils lâchoient de l’urine, la femmese tenoit debout, & l’homme étoit assis. Us se retiroient chez eux poursatisfaire aux besoins de la nature, mais mangeoient publiquement dansles rues; disant, avec raison, que les choses laies, quoique nécessaires,dévoient être faites en secret; & .que les autres, qui étoient décentes,pouvoient être exposées aux yeux du public. Us paitrissoient de la pâteavec leurs piés, & se servoient de leurs mains pour faire du mortier.Au-lieu qu’en d’autres Pays, les endroits où l’on met le bétail sont sépa-rés de ceux où sont les hommes, en Egypte Hommes & Bestiaux lo-geoient pêle-mêle (b): esprit de singularité, qui se manifestoic dans biend’autres occasions, comme nous le pourrions prouver par plusieurs exera-ples.

La grande Vertu des Egyptiens , & par laquelle ils prétendoient surpassertous les autres Peuples, étoit la Reconnoissance; qu’ils regardoient comme■ande étant d’un usage infini,puisqu’elle encourageoit à des actions debénéficen-ce. Et c’étoit pour cette raison qu’ils reudoient des honneurs divins àleurs Princes, supposant que ceux que la Providence avoit élevés sur leTrône, & doués du pouvoir & de la volonté de faire du bien aux hommes,avoienc en partage quelque portion de la Nature Divine. De-là venoitaussi le grand respect qu’ils témoignoient aux restes de leurs Ancêtres décé*dés, & leur attachement constant à témoigner leur reconnoissance, nonfeulement aux personnes, mais même aux choses, par ]e ministèredes-quelles ils a voient reçu queique bienfait (c).

De kurs Les Egyptiens passent pour avoir été les premiers qui ayent affirmé l'Im-Funéraii - mortalité de l’Ame, laquelle, suivant leur Doctrine, lorsque le corps étoicles.

La Recon-noijfance ,leur gr,Vertu.

{a) Herod. L. II.[b) Idem ibid.

(f) Diod. Sic. L. I. p. 8i.