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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DE L’EGYPTE JUSQU’AU TEMS D’ALEX ANDRE, Ciiap. III. 409tres (a); & les Bramins modernes, parmi les Indiens , ont non feulement s bct. irun Caractère Sacré, mais même une Langue du même genre , qu’ils font Maiur ' s „ 'difficulté d’apprendre aux Etrangers (b). Coutumes

Nous ne rechercherons pas à présent, quand & par qui ces Lettres des Egyp-ont été inventées: il suffira d’observer ici que, quoique la plupart des au-tres Nations soient supposées les avoir reçues des Egyptiens , il se pourroitnéanmoins bien que ceux-ci les eussent empruntées de leurs voisins lesEthiopiens , parmi lesquels les Lettres furent en usage de bonne heure, &dont le Caractère Vulgaire devint celui dont ìes Egyptiens íìrent leur Carac-tère Sacré (c). L’une & l’autre sorte des anciennes Lettres Egyptiennesfont perdues à présent; ou si la forme en reste dans quelques vieilles In-scriptions , il est impossible de les déchifrer. Tout ce que nous savons àleur égard est, que l’Alphabet étoic composé de vingt cinq Lettres ( d) ; &que ces Lettres aboient de la droite à la gauche (e), comme encore denos jours chez la plupart des Peuples Orientaux. Nous ne saurions en au-cune manière adopter le sentiment de ceux qui «'imaginent que les LettresCoptes d’à présent ont été celles des anciens Egyptiens * : car l'Alphabet

(s) Diodor. L. III. p. 144. Diog. Laërt. (c) Diodor. L. III. p, 144.in Democrito. Lucian. de Macrob. (d) I'lut. de Isid. & Osir. p. 374.

(b) Burnet. Archœol. L. I. c. 8. (V) tlerod. L. II.

* Délia Falle croît que les Lettres modernes des Coptes n’ont pas été empruntées desC recs, mais font les Lettres vulgaires des anciens Egyptiens: parce que, 1. les Grecs , lors-qu’ils expriment des nombres par Lettres, suivant l’ordre de l’Alphabet , marquent lenombre de six par r, qui n’est pas une simple Lettre, mais un composé du Sigma & duTau-, dont ils ne sauroient rendre aucune raison; au lieu que dans l’Alphabet Copte, la Lettredont il s’agit , est la sixième, quoique manquant dans l’Alphabet Grec. 2. Les Coptes neprononcent point les Voyelles, ni les Diphthongues , comme font les Grecs Modernes , maisà l’anciemie manière. 3. Notre Auteur afl'ure avoir trouvé fur une Momie , entre desHiéroglyphes, quelques Lettres Coptes ; ce qui montre que ces Lettres étoient en usage,avant que cette manière d’écrire fût perdue (1)., Mais 011 pourroit répondre, que le Ca-ractère numéral des Grecs r , & le So des Coptes , ne font proprement que le Waw Sa-maritain retourné , ou le Digamma Eolique , que les Grecs rayèrent dans la fuite de leurAlphabet ordinaire, comme ils avoienc fait à l’égard du Koppa & du Sanpi, ( le Koph & leSade des Samaritains,') ces Lettres ne servant auíïï que de numérales ; mais les Coptes ontretenu la figure du Wave, l’appeiiant So ou Sou, (qui signifie six , & qui exprime en mêmétems ce nombre, ) quoiqu’ils ne fempioyent jamais, à ce que nous croyons, que dans cedernier sens. Cependant on trouve encore le Koppa & Je Sanpi dans quelques AlphabetsCoptes (2): Argument, qui joint aux deux autres de délia Falle pourroit prouver, que lesLettres Grecques ont été en usage de bonne heure en Egypte , mais en aucune manière, qu’el-les font Egyptiennes d’origine.

Kircher (z) va un peu plus loin. II tâche de démontrer que les Lettres Coptes ont étéinventées par Hermès , & que !a plupart d’elles font des eípèces d’imitations de quel-ques Animaux Sacrés , comme de l 'Ibis, du Serpent, du Taureau , de la Chèvre , & duFaucon. Aux Lettres, qui ne l’accommodent pas , il substitue des mots approchans

(i) Délia vaile Viag. Lett. II.

(l) L ri. Betnaidi. T ab. Atphabetor. N.XXVI.

Tome L

( 3 ) Kircher Oedip. -Egyat T. III. p. 4 -, k c.& Turr. Babel, p. r77. &c.

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