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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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41a HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. L

Sr.cr. II. comme par exemple, les Métaux, le Bois, la Poix, la Résine, &c. qu’ílsMœurs & pouvoient avoir par troc pour leur Froment, leur Lin, leur Papier, &c.Cvuiumes Marshatn (a) suppose que les Egyptiens ne se sont point appliqués au Né-des Egyp - goce avant le tems des Ptolomées ; mais nous croyons q u'il lé trompe; cartiens. quoique ces Princes ayent beaucoup encouragé le Commerce, & rendu ce-' lui de YOrient à leurs Sujets, par la construction de Bérénice , de Myos hor~trios , & de quelques autres Ports du Golphe Arabique, ce qui rendit A-lexandrie une des plus florissantes Villes de l’Univers, il est certain néan-moins que les Egyptiens ont eu longtems auparavant des liaisons de Com-merce avec les Etrangers. Car fans parler de l’honneur qu’ils s’attribuencd’être les premiers Inventeurs du Négoce, en la personne à'Osiris & deMercure (ô), Diodore nous apprend que Pfammétique s’enrichit prodigieu-sement par le Commerce avant que de parvenir au Trône à’Egypte (c).L’Ecrituke atteste que dès le tems de Jacob les Madiamtes & les IJmaèlì •tes négotioient avec les Egyptiens (d) : & il y a apparence que ceux - ci é-toient autrefois les Maîtres de la Mer rouge, ce qui faifoit passer alorstout le Commerce des Indes par leurs mains (e). A - la - vérité cet avanta-ge paroit leur avoir été ôté dans la fuite, s’il en faut croire Philoftrate (/)par un certain Prince nommé Erythras , que quelques Savans croient avoirété le même qu ’Esau ou Edotn. Cet Erythras , étant Maître de la Mer Rou-ge , fit une Loi, qui défendoit aux Egyptiens d’entrer dans cette Mer avecdes Vaisseaux de guerre, & par laquelle il ne leur étoit permis d’y venirqu’avec un seul Vaisseau marchand à la fois: & ce fut pour éluder ce der-nier article, que les Egyptiens firent bâtir un Navire d’une si prodigieuse gran-deur ,qu’il tenoit seul lieu de plusieurs autres. Quoi qu’il en loit, Davidayant dans la fuite pris Elath & Efiongèbcr , deux Ports de la Mer Rougeappartenant à Edom, y fie construire des Vaisseaux,à ce qu’assurent quel-ques Auteurs, & eut par ce moyen de fOr d ’Ophir (g). Mais que la cho-se soit vraye ou non, il est certain que Salomon son fils acquit de grandesrichesses par le Commerce dont il s’agit (/z); Commerce auquel les Egyptiensne s'opposèrent apparemment pas, parce que Salomon étoit Gendre de leurRoi. Les Juifs continuèrent depuis ce tems le même Négoce,avec quel-ques légères interruptions, jusqu’au tems d ’Achaz, pendant le Règne du-quel tout le Commerce dònt nous parlons tomba entre les mains des Syriens(z), & ensuite entre celles des Tyriens (k ), jufqu'à ce que’les Ptolomées lefirent revenir à leurs Sujets, comme nous venons de le dire.

A-la-vérité quelques Auteurs (/) ont expressément affirmé, que P sain-

(d) Marsh. Canon. Chron. Sec. XIV. p. 367.(») Huët, Hist. du Commerce & de la

Navig. des Anciens., c. 7.

(e) Diod. Sic. L. I. p. 60.id) Genes. XXXVIL 25, 3 6.

(«) Huët ubi supr. c. 48.

if} Pbilostr. de Vita Apollouii, L, III, c. z;.

(g) Enpolem ap. Euseb, de Praep. Evang.L. IX. c. 3 °- ' >

m 2 Cbron. VIII. ■ j 7 , x 8.1 Rois IX.26.Lc.li) 2 Rois XVI. 6.

(jfc) Scrab. L. XVI.

(0 Strab. L. XVII. p. 1142. Diod. Sic. L.I*p. 61.