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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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4Z 2 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. LSect. III. moins qu’on ne veuille rejetter la faute fur les Mémoires donc il s’estEhroret* fervi.

Egyptienne Après que Catnbyse eut emporté leurs Mémoires, les Prêtres Egyptiens ,jusqu'à suivant toutes les apparences, pour réparer leur perte, & conserver leurs

Alexandre * prétentions d’Anciquité, en composèrent de nouveaux, dans lesquels ils 6 -" rent non seulement de toute nécessité plusieurs fautes, mais ajoutèrent auíîì

beaucoup de leur invention, principalement à l’égard des tems reculés.Manethon , employant de pareils matériaux faute de meilleurs, n’a guérespu s’empêcher d’entremêler son récit de plusieurs fables. Mélange dontles Antiquités d’aucune Nation, hormis celle du Peuple Juif, ne fontexemtes: & la chose est très naturelle, puifqu’on ne doit guéres s’atten-dre qu’un Peuple, placé dans les circonstances où fe trouvaient ces Nationsprimitives, songe à laisser à la postérité des Monumens Historiques, quequelques siècles après son établissement. II est injuste par conséquent decharger Manethon seul de tout le blâme de la contusion & de l’incertitudeque nous trouvons dans l’Histoire Egyptienne . II employa fidèlement (aumoins n’avons-nous aucune raison de supposer le contraire,) ce qu’il puttrouver de mémoires ; & ce qui nous reste de lui est si peu de chose, & sifort défiguré par les Copistes, & par ceux qui ont prétendu y faire des cor-rections , qu 'IJis eut certainement moins de peine à rassembler les restesdispersés de son Epoux, que nous n’en aurions à faire quelque chose de rai-sonnable des fragmens mutilés de cet Historien. Plusieurs anciens Ecri-vains, dont le jugement mérite detre respecté, tels qu ejofèphe, Plutar-que, Porphyre, & Eusèbe, ont regardé Manethon comme un Ecrivain d’uneautorité respectable: idée qui nous paroit confirmée par le fragment cu-rieux que Jofèphe a transcrit de cet Auteur, avant que les copies de sonOuvrage euO'ent été falsifiées; & ce fragment est une des plus autenti-ques Pièces de l’ancienne Histoire Egyptienne , qu’il y ait à présent. LaSuite des Rois que nous en avons tirée, & qu’on peut voir dans la troisiè-me Table, est un mémoire très exact, qui lie (s’il y a la moindre foi â a-jouter au témoignage de Manethon ) l’Histoire Egyptienne avec l’HistoireGrecque, en nous informant que Sethosis étoit Mgyptus , & son Frère Ar-mais , Danaiis.

La Liste des Rois de Thèbes, qu’ Eratoslhène nous a donnée, a été trèsfavorablement reçue par les Savans, qui l’ont considérée, non feulementcomme un supplément au Catalogue de Manethon qui a entièrement omiscette succession , mais aussi comme un secours admirable pour fixer laChronologie Egyptienne f. On amis son autorité au-dessus de celle de

Mane-

Catalogue

«TEratos-

thène.

f 'Outre .sobservation de Diccearqtte, dont nous parlerons ci-après, il y en s une autre,qur concerne Marês, le neuvième Roi de ce Catalogue dans la Chronique Grecque A'Eusibede l’Edition de Scaliger (i), & qui nous apprend que ce Marès vivoit du tems de la lëiziê-we Dynastie des Thébains: Observation qui pourroit être d’usage à ceux qui auroient enviede faire une Table des Dynasties, quoique Goar, dans son Edition de Synccllus, sait omise,& ait accuse Scaliger d’en être l’Inventeur (aj.

(i) Eustb, Cfuon. L, XXXIV. p. U,

(z) Goar, m N ot, ad Syncell. p. sri.