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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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Se ct. V.Rois d’E-

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452 HISTOIRE ASIATIQUE, Lira. L

ge, juste, généreux, vaillant dans les combats; en un mot, tel qu’il n’ya péut-être point de Monarque connu qui mérite de lui être comparé. Les

, c hés aux Sciences plutôt & avec plus de succès que les Grecs Européens ; que s’ils ne mirentpoint d’abord par écrit les faits paflês, ils en conservèrent néanmoins le souvenir par des Tra-dirions qu’ils- eurent foin de transmettre à leurs Descendans, & particulièrement à l’égardde Sésostris, des Victoires duquel ils avoient les Monumens devant les yeux: que si fa Mo-narchie passa à ses Successeurs, & leur resta jusqu’à la prémière Olympiade, comme Marshamle croit, & qu'Homère 11’étoit pas né encore ; il est certain qu’il a dst naître peu de temsaprès, c'est-à-dire, dans le tems que la renommée & la puissance de cette Monarchie sub-sistoient encore. En un mot, Perizonius préfère les Grecs de 1 'Aste à ceux dé l’ Europe, ence qui concerne la mémoire des anciens faits, & démontre que ceux-ci ont reçu la plusgrande partie des Arts & des Sciences, & même de leur Alphabet, des autres; observant,que si non tous, du moins la plupart des anciens Ecrivains Grecs ont été Asiatiques. Si donc,continue-t-il, SésoJIris envahit 1 'Ajìe Mineure ,après que les Grecs s’y furent établis, les GrecsAsiatiques , qui ont été les premiers qui ayem conservé en Prose & en Vers la mémoire desévènemens passés, doivent certainement avoir été instruits de cette fameuse Expédition, soitpar les Ecrits , soit par les Traditions de leurs ayeux, & en avoir donné à la postéritélin narré aussi exact qu’auroient pti faire les Grecs Européens. Mais rien de tout cela n’aparu; puisqu 'Hérodote, le plus ancien Historien Grec que nous ayons, reconnoit avoir reçutoute l’Histoire de Sésostris des Prêtres Egyptiens. Perizonius ajoute à toutes ces considéra-tions, qu’en admettant ste sentiment de Marsham, il saut nécessairement que les Grecs Euro-siens mêmes ayem connu Séjoftris, puisque ce Conquérant a porté la guerre en Thrace,& que moins d’un siècle après Lycurgue voyagea en Asie , d’où il apporta les Ouvragesd’ Homère. Or est-il apparent, continue le Chronologiste que nous citons, qu’il n’ait pasapporté en même tems quelque rapport d’une aussi grande victoire remportée fur les GrecsAsiatiques, si un évènement si remarquable étoit arrivé environ soixante & dix ans aupa-ravant ?

2. Ce ne sont pas les Grecs seuls, mais aussi les Egyptiens, qui font Sésostris plus ancien-que Séfac de plusieurs siècles. Martetkon assure positivement, qu ’Egyptus & Danaûs étoientfeulement des noms différais de Séthofis [ Sésostris j & de son Frère Armais. Or Danaûs vinten Grèce , comme il a été dit, trois cens ans avant la Guerre de Troye ; & cet Histo-rien ne sauroit avoir emprunté ceci d’âucun Historien Grec que nous connoissions : d’où ils’enstiit que Sésostris & Armais ont été Egyptus & Danaûs , suivant le sentiment des Egyp-tiens , ou du moins de Manethon, qui ne sauroit avoir tiré cette particularité de la My-thologie Grecque.

3. L'Hisloire Sainte ne favorise pas l’Opinion de ceux qui croyent que Sésostris a. été Séfac :car suivant les Ecrivains Profanes, l’Expéditiòn, dans laquelle Sésostris parcourut toutes lesParties de l 'Asie l’une après l’autre, fut de neuf années: mais tout ce que l'Ecriture dit deSéfac se réduit à ceci, lavoir qu’il pilla le Temple & la Ville, & ensuite qu’il s’en retour-na (r). Josèphe dit expressément, qu’il s’en retourna en son Pays.

4. Ce que Marsham dit de la durée de la Monarchie de Sésostris , savoir, qu’elle s’éten-dit jusqu’au tems d ’Amazias & á'Ozias Rois de Juda , & juíqu’au commencement de laprémière Olympiade, est démenti par l’Ecriture, qui démontre clairement que les Rois deJu Ja après Rèhoboatn n’ont été assujettis à aucun pouvoir étranger, ni n’ont payé aucun tri-but , juíqu’au tems qu’ils furent soumis par les Assyriens. Par où il paroit que si Sésostris »été le même que Shishak, comme le prétend Marìmm, la Monarchie Egyptienne doitavoir été de très peu de durée. Ainsi ce Chronologiste so trompe encore ici. Nous ve-nons de rapporter en peu de mots les Argumens de Perizonius contre son adversaire. Voyons,avant que de quitter ce sujet, ee que le premier de ces Ecrivains pense touchant le tems oùSésostris a vécu.

A-la-vérité, il ne s’exprime fur cet article qu’en hésitant, & avec une extrême précaution»cependant nous ne laisserons pas de donner une idée générale de la manière dont il s’yprend pour répandre de la lumière fur un Période si obscur, selon lui. Voici comme ilentré en matière. Hérodote assure que le Roi Maris n’avoit pas encore été mort 900 ans»

(1) z. Citron. XII. 9.