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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DE L’EGYPTE JUSQU’AU TEMS D’ALEXANDRE, Ciiap. III. 453Auteurs Grecs & Egyptiens, qui ont écrit ses Actions, tant en Prose qu’tn SlCT vVers,sont très peu d’aecord entre eux; cependant il s’en faut bien qu’il y

quand il étoit en Egypte, Or le même Historien fait Séfofiris Successeur immédiat de M<e*ris , & dit de plus que la Guerre de Troye étoit arrivée environ 800 ans avant qu’il compo-sât son Histoire , & qu 'Hercule le Fils à' Alcmène alls en Egypte environ 900 ans avantlui. Suivant cette Chronologie, Séfofiris a vécu un siécle, ou à peu près, avant la Guerrede Troye , & a été contemporain de l ’Hercule dont nous venons de parler. C’est ce qui pa-roi t évidemment par ce calcul. Cependant il doit avoir été plus ancien , s il a été lemême qu 'Egvptus, dont le frère Damûs étoit le sixième Prédécesseur de Perfée, qui étoit leBifayenl à’Hercule, & de-là il conjecture que Séfofiris doit être placé au teins des Juges.Après avoir'amplement discuté ce point, il continue ainsi: mais ne pourroic-on pas objecter,qu’il n’est pas fait dans l’Ecriture la moindre mention de Séfofiris , ní de ses Actions ? Aquoi il répond, que dans le teins que Séfofiris entra dans [a Palestine, les Israélites étalentsoumis aux diverses Nations qui habitaient ce Pays ; car que la Palestine ait essuyé une in-cursion de Séfofiris, c’est une chose démontrée par le témoignage à'Hérodote, qui assure yavoir vu ces Colomnes que Séfofiris avoir coutume de faire élever par ignominie chez lesPeuples qui ne lui avalent point reí'ilïé. -Au relie, comme cette incursion ne concernait pasdirectement les israélites , mais ceux auxquels ils étaient assujettis. il est fort naturel qu’ilsne rayent point regardée comme faisast partie de leur Histoire. Ajoutez à cela que Séfo-stris n’a pu s’arrêter longtems dam ce Pays, puisque les habitans ne lui faisaient aucune ré-sistance > & que son ambition lui faisait embrasser la conquête de tout l 'Orient , pour ne pasdire de toute ia Terre, ce qui l’obligeoit à ne pas perdre de tems. A ces Argumens PerUzonius en joint un autre fondé fur le témoignage de Justin, qui assure que Séfofiris, quoi-qu’aimant à faire des conquêtes, ne changea pourtant rien dans la forme de Gouvernement deceux qu’il soumit. Enfin notre savant Chronologiste suppose , que Séfofiris a pu venir dans laPalestine au tems que les Israélites étaient assujettis aux Moabites ; il reconnaît qu’ii'n’impor-te pas que Dar.aûs ait été Frère de Séfofiris ou non , & croit que le calcul de Manethon furce sujet n’a été fait que pour plaire aux Grecs. En un mot, il soutient avoir détruit lTJypo-thèse de Marsbam , en prouvant que Minés n’est ni Cam nl Mizraïm , & qu’il est impossi-ble que Séfofiris soit le même Prince que Sishak (1).

Rapportons à présent en termes généraux l’Opinion du Père Pezron. II croit que Séthofis& Séfofiris font un seul & même homme, & que ce Monarque étoit l 'Egyptus Frère de Da -naûs entièrement différent de Séfsnchis, qu’il prétend avoir été le même que ®i/; 4 ; &que ni Séfonchoris, ni Sêfonchofis, n’a été Séfofiris (2). Comme le dessein de rapporter toutesles raisons qu’il allègue nous méneroit trop loin, nous aimons mieux passer à ) Hypothèse d’unautre Savant, qui ne s’accorde pas eu un íèul point avec aucun des trois célèbres Chionolo-gilles, dont nous venons de rapporter les sentimens»

Le Savant, dont nous parlons, est Mr. Whiston, dont nous traduirons fidèlement les pa. .rôles, à cause de la singularité de son sentiment touchant Sésofts is , qu’il croit avoir été lePharav qui périt dans la Mer Rouge, & le Typhon àes Mythologistes. Avant que d’entreren matière, il avance cette proposition préliminaire, savoir, que Harmesses Mi Amoûn you Ram estes le Grand, le Grand Père de Sésostris, étoit Roi de la Basse-Egypte lorsque Moyíèvint au monde. t^a’Aménophis III, son Ftls, occupa le Trône après lui, durant la jeunessede Moyí'e; £? que Séthos, S» Séthofis, ou Sésoslris le Grand, Fils ifAménophis W, régnapendant les dernières années de la servitude des Enfans r/ifraé'l en Egypte, & f ut lc véritablePharao qui perdit la vie dans la Mer Rouge. Ensuite motre Auteur allègue treize Argu-ions en faveur de cette proposition, dom nous fauterons les neuf premiers, pour venir audixième, dans lequel il dit, que la Conservation de Moyfe, & son Education, par la Fille„ de Pharao (3), s’accordent parfaitement bien avec ce.que (onhtete Aménophis- III, fit„ au tems de la naissance de Moyfe, ou peu après ; lavoir, lorsqu il fit élever avec son Fils

(1) Píiizon. Oîig. jfcgypt. (i) Pezron, Antiq. des Tems. (j) Lxoti. ïí,

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