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Sect. V. ait parmi eux à 1 égard d u tems auonel ;i o * '
Rois d’E- de ce qui 1e concerne, autant de diversité .0' ^ par rapport LU restegjpte. ae.aiveruté qu entre nos Chronologistes &
„ Sésofiris 1700 jeunes Garçons (1), ou tous les Enfans mâles qui étoient nés en Egypte„ le même jour que lui. Peut-être imita-t-.il en cette occasion l’exemple de 7 'hermuth, [la,, Fille de ce Pharao, qui s’appelloit auíïï Karmeffcs Mì-Amoùn, ou Ra méfie s le Grand,'] lors-„ qu’elle tira Moyfe du Fleuve, & l’éleva comme son propre Fils (2). Et pour le dire en„ passant, continue’t-il, si cette Thermutis a été seulement aussi habile & auflî savante que„ l'étoit son Arriere-niéce /.tthyrtes, Fille de Sésofiris, suivant Dioâore (3), nous n’aurons pas„ lieu de nous étonner de ce que dit S. Etienne ; (avoir, que Moyfe étoit instruit en toute la„ Sagesse des Egyptiens, b étoit puissant en paroles Q en aSions, même avant que Dieu l’eût„ honoré de la Commission d’amener fou Peuple hors à'Egypte. II y a plus, & ces derniers„ mots, puisant en paroles & en aillons, me paraissent confirmer ce qu ’Artapun Auteur„ Payen, & Jofèphe, rapportent touchant la conduite saga & vaillante de Moyfe fous le,, Roi d'Egypte contre les Ethiopiens. Et il est assez probable, que ce font ces heureux fuc-„ cès des Egyptiens fous Moyfe, qui ont encouragé Sésofiris à entreprendre ces autres vaf-„ tes Expéditions qui ont élevé la Monarchie Egyptienne à ce point de puissance & de gloi-„ re , auqiiel elle est parvenue dans la fuite. D’un autre côté, il n’y a pas d’impossibilité,„ que la Guerre d 'Ethiopie, qu’on fait avoir été entreprise par Sésofiris par Mer & par Ter-„ re, n’aic été portée dans ce Pays pendant que ce Monarque étoit encore jeune; & n’ait,, été cette même Guerre dans laquelle Moyfe fit paroître tant de conduite & de valeur, fui-,, vant Artapan & Jofèphe.
L’Argumenc onzième de Mr. IVhìston est, „ Qu’il est évident que Sésofiris a perdu la„ vie dans la Mer Rouge, ou du moins près de-là. Diodore nous assure, que fur la fin„ de ses jours Sésofiris devint aveugle, & qu’il fut lui-même cause de sa mort, ne voulant„ pas vivre plus longtems : Magnanimité, qui lui attira ('admiration des Prêtres d 'Egypte & de„ tout le Peuple. Mais il ne paroic pas que les Prêtres Egyptiens l’ayent informé de quel„ genre étoit la mort volontaire, dont il s’agit. Cependant si nous considérons que le vrai„ nom Egyptien de Sésofiris étoit Sethos, ou Seth-osts ; & qu’il y a eu un ancien & fa-„ meux Roi Egyptien, que les Grecs désignoient par le nom fabuleux de Typhon , le Superbes,„ mais dont le véritable nom Egyptien étoit Seth , comme Plutarque , qui étoit certaine.„ ment très versé dans l'ancienne Histoire Egyptienne, l’assure dans plus d’un endroit: que„ Pclustum, la ville particulière de Typhon , étoit aussi d’un façon particulière la ville de ce„ Sésofiris, dans laquelle il se rendit prémièrement à son retour de sa fameuse expédition„ d’Orient; & où lui & la Reine son épouse échapérent heureusement au sort funeste que„ leur avoir préparé Armais, Frère de Sésofiris, & foc appellée d’après son nom Egyp-„ tien Seth -ron',ik le Gouvernement ,dont la Ville en question étoit capitale, le Gouvernement„ Seth-roïte ; nous trouverons ce que les Prêtres n’ont pas pu,ou peut-être n’ont pas voulu„ apprendre à Diodore, afin de cacher aux Etrangers le genre de mort de Sésofiris, quoique„ d’autres Egyptiens ayent conservé le souvenir de cet événement sous une autre forme; &„ que ce Se/h , ou Sethos, ou Seth-osts, ou Typhon, est précisément le Pharao qui for noyé„ dans la Mer Rouge, ou près de-là. Car comme les Egyptiens, au moins dans quelque*„ endroits, ont conservé longtems la mémoire d'Ofyris, le 110m ordinaire de quelque bon„ Roi d'Egypte qui avoir été tué; comme Isis étoit Je nom ordinaire d’une pareille Reine,„ & Typhon celui d’un tel Meurtrier; il en a été de-mêine ici. Ofyris paroit avoir été quel-,, que Roi chéri de ses Sujets, que Sésofiris avoir mis à mort, [peut - être son propre frère„ Ramasses ;] & Sésofiris lui-même paroic avoir reçu à cause de cela l’odieux nom de Ty„ phon. Et pour dire le vrai ce nom de Typhon , ou de Superbe , ne pouvoir jamais„ mieux être appliqué qu’au Conquérant dont il s’agit, puisqu’il avoir coutume de faire„ ôter quelquefois les Chevaux de son Chariot, & de se faire traîner par quelques Rois cap->» tifs qu’il y avoir fait atteler. Et pour ce qui regarde la mort de ce Typhon, !'Histoire« Egyptienne affirme positivement, qu’íi fut frappé de la foudre, b 'il perdit tout [on
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(2) Exodi II. xo.
(3) Maislx. x, ií+>