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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DE L’EGYPTE JUSQU’AU TEMS D’ALEXANDRE, Chai*. III. 4F5

qui ne purent qu’affoiblir extrêmement ['Egypte ;& tâcha de fe dédommager Sect. v.fur ce Royaume de ce que Tyr lui avoit couté. Cette conjecture s’accorde kûistrès bien avec I’Ecriture, où il est dit Nèbuchadnezzar , Roi de Baby- gypte.loue, à fait servir Jon /Jrmée par grande servitude contre Tyr il n'a eu deja - '

laire , ra lui , ni son Jrmée pour Tyr. C est pourquoi ainfi a dit le Seigneur l’Eterne!: Voici je m en vai donner à Nèbuchadnezzar Roi de Babylone k Pays d’E'gypte , b Jcra-ià le salaire de Jon Armée (a). , Un Royaume auílì cruelle-ment déchiré que l’ Egypte l’étoit en cetems là, ne pouvoit guèressede-fen-dre contre une grande Armée de soldats aguerris, telle qu étoit celle desBabyloniens. Nèbuchadnezzar entra donc en Egypte, & ravagea tout Je Pays,tuant une partie des habitans, & en emmenant une quantité prodigieuse encaptivité: désolation qui certainement ne put être réparée dans l'espace dequarante ans, suivant la prédiction. A la fin il quitta Y Egypte, sans quenous puissions dire s’il établit Amafis comme son Lieutenant, ou s'il fit quel-que autre accord avec lui. Nous ignorons de-même si Amafis & Apnèsosèrent tenir tête à Nèbuchadnezzar , ou s’ils lui laissèrent ravager ie Pays fanss’y opposer. Ce qu’il y a de certain, c’est que ce Monarque Babylonienemporta une incroyable quantité du butin.

Revenons à présent à la Guerre Civile, dont l’irruption d’un Ennemi é- Guerre Cî-tranger nous a fait interrompre l’Hiitoire. Apriès vint de Saïs,oi\ il avoit vile entreun superbe Palais, à la tête de 30000 Cariens & Ioniens; & Amafis, d’un A P riô . s d?autre côté, alla au-devant de lui avec une Armée d’Egyptiens (b). lisse ren- ààcontrèrent dans les Plaines de Mcrnphis;ôi l’on dit qu’/ypr/ér étoit si éloignéde douter de la victoire, qu’il s’imaginoit que les Dieux mêmes ne pou-voient pas lui ôter son Royaume (c), comme cela lui est reproché par leProphète. Le fleuve ejt à moi , £? je me le fuis fait (d). Mais il fe vitcruellement trompé dans son attente; & quoiquedes Etrangers fissent desprodiges de valeur, ils furent vaincus par les Egyptiens, & Apiiè> lui-mê-

me fut fait prisonnier. T i c , .. ,

Par-là Ama/ìs fe rendit maître du Royaume.. II confina Apnes dans le /innée duPalais de Saïs, qui lui avoit appartenu autrefois, & le traira toujours a- Délugevec beaucoup d’égard & de respect. Mais le Peuple, implacable dans M3o.fa haine, ne fut pas content qu Apriès n’eût pas perdu la vie (e). Ce '

qui fit qu Amafis , las d’entendre ses nouveaux Sujets murmurer, & lui--.

remontrer que fa clémence etoit très mal employée envers leur ennemi Amafis.

& le sien , se vit obligé de remettre Apriès entre leurs mains. Ce Apriès.malheureux Prince, qui venoit de tomber entre les mains de ceux qui cher- étrangléschoient fa vie (/), sot étranglé, & son corps mis dans le Sépulcre de lesAncêtres, qui etoit dans le Temple de Minerve, joignant le Palais, vers}a gauche en entrant. C’éioit* là qu’étoic le Tombeau de tous les Princesde la Tribu de Saïs (g).

(d) Ezéch. XXIX. j8, ip.(/-) Herod. L II. Diod. L. I.(c) Herod. ubi supra.

(dj Ezé cil, XXIX. 3.

(e) Placo m Tim.

(/) Jerem. XLIV. 30.(g) Herod. ubi supra,

Q, si q 3