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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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5 iS HISTOIRE ASIATIQUE, Lxvr. I.

Sect. î. w.e, les Princes ) de Moab, b détruirait tous les Enfans de Seth (a) *. Pro-Wjl. des phétie, que les plus judicieux Interprètes croient regarder primitivementMoabites. David , qui vainquit cette Nation; reconnoissant pourtant que cet Oracle

-—concerne auffi le Meíîîe, mais dans un sens plus élevé. Après cela Ba~

laam s’en retourna chez lui ( b) ; mais avant que de partir, il donna àBalak , & aux Madianites , un conseil dont l’effet fut très funeste auxEnfans à’Israël f. II leur dit qu’il ne falloit pas s’attendre que Dieu aban-donnât jamais ce Peuple, tant qu’il lui seroit fidèle; & que par consé-quent, le seul moyen de nuire aux Israélites étoit de les faire tomber dansl’Idolâtrie & dans la Rébellion: Piège qui pouvoit leur être tendu avectout le succès imaginable,en envoyant au Camp des Israélites les plus bel-les filles des Moabites & des Madianites , munies d’instructions nécessai-res (c). Ce conseil fut suivi: les principaux d’entre eux ne se faisant au-cune peine de prostituer leurs filles dans cette occasion (d), le stratagè-me ne réussit que trop bien ; car les Israélites , charmés d’abord de la beau-té de leurs Séductrices, ne tardèrent pas longtems à se souiller avec elles ,& passèrent aisément de l’impureté à l’ídolâcrie. Cette complication decrimes leur attira une Playe, qui détruisit 24000 hommes, fans compterceux qui furent mis à mort par ordre de Moyse (e).

(«) Nomb. XXIV. 17.(b) lbid. v. 2Z'

OO Nomb. XXV. 15.(/) lbid. v. 1-5.

(c) Joseph. Antiq. L. IV. C. 6 .

* Suivant le génie de la Langue Hébraïque, dans laquelle il y a de í’éiégance à répéter!a même sentence, pourvu qu’on l’exprime en différentes manières, les enfans de Sethpourvoient fort bien signifier les Moabites ; mais nous ne saurions dire pourquoi ils font ap-pellés ainsi. 11 y a un passage dans Jèrèmie, qui semble prouver que de son teins ce passa-ge se lisoit autrement. Un feu, dit ce Prophète, sortira de Hesbon , une flamme du milletde Sihon, qui dévorera le coin de Moab, b le sommet de la tête des gens èruyans; ou, sui-vant la Version marginale, qui nous paroit préférable, des enfans de bruit (1). La prémièrepartie de ce passage est prise d’un autre Texte (2); & la dernière, de celui dont il s’agit àprésent. La différence qu’il y a entre eux est très petite dans l’Original: Jèrèmie au lieu de“ipbp karkar , détruira , ayant iplp kadkod , le sommet de la tête (qui est la leçon durentateuque Samaritain dans cet endroit même;) & au-lieu de nsy Seth, PNC Shaon,bruit: Argument qui néanmoins ne nous paroit pas suffisant pour oser hazarder là-dessus quel-que correction.

t Quoique Moyse ne rapporte point ce fait dans l’endroit où il fait mention de l’entre- vuede Balaam avec Balak , il ne laisse pas dans un autre endroit (z) de rejetter tout leblâme fur Balaam ; disant que la playe que les Israélites s’attirérent, fut un effet du con-seil de ce Prophète. Josèphs orne son récit d’une circonstance particulière: savoir queBalaam s’aviíà de cette idée, lorsqu’il fut arrivé à Y Euphrate , & que de-là il envoyademander à avoir une conférence avec Balak (fl les principaux de Madian (4). Le Tar-gum de Jonathan, & celui de Jérusalem , supposent qu’il donna ce conseil immédiatementavant que de prononcer la dernière prophétie ; & que la chose paroit assez clairement par csîmots. Je te dirai ou conseillerai (§).

('} J«««. XLVIII. 45.

(:) Nomb. XXI. Z9 .

(}) lbid, XXXI. IS, lUyel, II. 14,

(4) Joseph. Antiq. L. IV. 0. 6 .

(s ) Nomb, XXIV. 14. Cletie. ia locunu