548 HISTOIRE ASIAT.IQ_UE, Livr. I.
Sect IV ra en ^ ë ra ìls c ^ Terre en la rosée des Cieux d'enhaut* :& tu vivras parn " r j s ‘ ton épée, & serviras ton frère ; mais il arrivera, quêtant devenu maître, tu
iJmnéens. froisseras son joug de desus ton col. Ce fut avec !e plus vif mécontentement
_qu ’Esaù entendit son fort: son ressentiment alla même si loin, que, dans le
premier mouvement de colère, il résolut de tuer Jacob dès que leur Pèreferoit mort; résolution dont Rebecca n’eut pas plutôt connoissance, qu’el-le envoya Jacob en Padan-Aram , fous prétexte d’y aller épouser quelqu’u-ne de fes parentes du côté maternel (a). D’un autre côté, Efaït oublia sesprojets de vengeance; & considérant qu 'Isaac & /Làrea avoient beaucoupd'aversion pour les Filles de Canaan , il s’en alla vers Ismaël, & prit à fem-me, outre fes autres femmes (b), Mahalath , fille d'Ismaël, & sœur de
Ncbajoth f: ensuite il se retira avec sa famille au Mont de Séhir; peut-être moins dans le dessein de s’y établir, que d’y passer quelque tems. Leterrain qu’il occupa dans ce Pays, fut appellé de son nom le Champ d’Edom(c), & en peu d’années il devint lui-même un Personnage riche òípuissant.
Car lorfqu’il y eut reçu la nouvelle que Jacob étoit sur le point derevenir de Padan - Aram, il alla à sa rencontre,suivi de quatre cens hom-mes, afin d’aíììster son frère ou de lui faire honneur, & nullement dansle dessein de l’effrayer. L’entrevue fut tendre de part & d’autre: mais
(a) Gen. XXV I. (r) Gen. XXXJI. 3. innot.margin. Version.
(b) Geu, XXVIII. 6-9. Anglic.
* Quelques Interprètes donnent un sens directement contraire à cette partie de la béné-diction á'Kfiiti, & prétendent que son sort étoit de vivre dans un Pays aride, & d’employerla rapine & la violence pour subvenir à ses besoins; ce qui s’accorde parfaitement bien, di-íènt-ils, avec la stérilité du terrain â'Edom, qui n’étoit point arrosé de pluyes réglées (1).La Version des LXX , avec !a legère différence d’«V«, entendu comme préposition oucomme adverbe, est susceptible de l’un & de l’autre sens. D’uti autre côté, on a remarquéque si nous suivons la Traduction ordinaire, qui s’accorde'exactement avec la Vulgate &avec l’Explication de St. Jérôme, il ne laissera pas d’y avoir une prodigieuse différence en-tre la bénédiction donnée à Jacob , & celle que reçut EfaUg que dans la dernière , il n’estpoint fait mention de froment ni de vin ; que la Domination promise étoit très inférieureà celle que devoir obtenir son frère; & enfin que quelle qu’ait été la fertilité du TerroirèHF.ìlom , elle n a pas duré lougtems (2). Cependant Moyfe semble dire, que le Pays d'E-dum n’étoit pas si mauvais qu’on pourroit s’imaginer, loríqu’il promit au Roi de ce Pays,que s’il vouloir permettre aux L n fans à'Israël de passer par son Royaume, il ne feroit faitaucun dommage aux champs ni aux vignes (z)- Or les champs peuvent ausiì bien avoirété des Champs de Blé , que des Pâturages ; & cela étant, les habitans du Pays n’au-roient manqué, ni de Blé, ni de Vin. Pour ce qui regarde un passage du Prophète Ma-lachie , dans lequel il fait mention de la stérilité & de la désolation du Royaume d 'E-dom (4) , nous croyons qu’il doit s’étendre plutôt des cruels effets de leurs guerresqued’un manque de fécondité dans le terrain.
f II paroit par-là qvC'Efau Veut aucun égard à la révélation Divine,. puisqu’il épousa unefemme de la postérité â’Hagar,, laquelle par cela même ne pouvoit pas être héritière des pro-messes faites à Abraham & à ífaac ( 5).
fl) CVeric. i n Gen. XXVII. D- MaUcis. I.. z.
(z) Patnck s Comment, act. Gen. XXVII. 39» (î) Patrick upon Gen. XXVIII. S-
Nomb *X. 17 • ao.