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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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SS 6 HISTOIRE ASIATIQUE, Livre. LSêct. IV. Lear Religion est un point fort obscur pour nous. D’abord il n’y euCHist. des rien à reprendre dans leur Croyance & dans leur Culte, étant descendusIduméens. d'Isaac, & employant la Circoncision ; mais il s’abandonnérent infensible-

--- ment à l’Idolâtrie (ct), & restèrent incirconcis. A la fin néanmoins

Religion, ils furent mêlés avec les Juifs , & ne furent plus considérés dans lafuite que comme formant un seul Peuple avec eux par rapport à laReligion , comme nous le verrons au tems de la décadence de leurpouvoir.

Histoire. Revenons maintenant à l’Histoire d'Efau , Fondateur de ce Peuple. Lenombre de ses enfans & de ses domestiques, lorsqu’i) fixa sa demeuredans le Pays en question, est incertain, quoiqu’apparemment très con-sidérable. Suivant l’hypothèse à laquelle, faute de mieux, nous sommesobligés d’avoir recours ( b ), il s’y établit fous un des Rois Horites ; &pour cette raison il vécut comme un particulier, fans être autrementconsidéré que comme chef de fa propre famille : aussi Moy/e ne luidonne- 1 -il pas le moindre titre. En général nous croyons fur ce su-jet avec l’Evêque Cumberland , que les Horites furent au commence-ment gouvernés par plusieurs Chefs, ou Patriarches, indépendans lesuns des autres, jusqu'au tems qu’ils furent vaincus par Kédor- Laomer »Roi d ’Elam. Pour empêcher que le même malheur ne leur arrivât à l’a-venir , ils choisirent une forme de Gouvernement plus parfaite & mieuxréglée, & changèrent leur Etat en Royaume électif, dont les Souverainsfurent :

Bêla , fils de Béor. Le nom de fa Ville étoic Dinhabah.

Jobab, fils de Zérah de Bozrah. La ressemblance des noms l’a fait pren-dre pour f ob, fur l’histoire'-duquel nous pourrions nous étendre, fi ellen’étoit pas en même tems, & trop connue, & trop incertaine : car pource qui regarde l’endroit, cette histoire viendroit aussi-bien ici qu’autrepart. Mais quoiqu’il ne tienne qu’à nous de produire fur la scène unenuée de Commentateurs & d’interprètes qui nous ai d croient à dissiperles ténèbres qui enveloppent ce sujet, notre dessein cependant est de nepas entrer dans cette discussion , qui pourroit déplaire aux uns & ennuyerles autres ; nous contentant de dire en deux mots, que suivant les unsJob étoit un homme réel, & suivant d’autres un personnage feint. Lesuns disent que son Livre a été écrit par lui-même,en Arabe , & traduitpar Moyse en Hébreu. D’autres que Moyse le composa dans le Pays deMaàian. D’autres enfin que c ? est Ezéchiel qui en est l’Auteur. Quel-ques-uns regardent l'Histoire en question comme vraiment arrivée, 1 d’au*.tres , comme un Apologue , destiné à recommander la soumissionaux ordres les plus sévères de la Providence. Quelques-uns croyent.que Job demeurait fur les Frontières de l’ancien Royaume d'Edom »d’autres fur les bords de l’ Euphrate. Quelques-uns le mettent au nom-bre des prémiers Descendans d’E/aû; d’autres le font contemporain de Jó*

(*) 2 ClìToa. XXV. in Argument. Version,c»

(D Biìhop Cumberlaad’s Orig. Gent. Ati‘T-