DES PEUPLES DE CANAAN, Chap. IV. 55?
fias*. Après avoir ainsi donné en peu de mots une légère idée de fobfcun- Sect. îv„té répandue fur 1 Histoire de Job,uous allons continuer notre énumération, //.-,/ 1*
Hufham du Pays de Témani. hiuméem.
Hadad, fils de Bédad. II défit Madian dans la Campagne de Moab, &_-
le nom de fa Ville étoit Avith.
Samlah de Mareskah. Sous son Règne, ou fous celui de son SuccesseurEsa'ù , à ce que nous croyons, vint dans le Pays. *
Saul de Rêhoboth.
Baal - Hanan , fils de Hachr.
Hadar. Le nom de fa Ville étoit Pau , & celui de fa Femme Mébè-tabel.
Sous les trois ou quatre derniers de ces Rois, E/aû & fes en fans vécu-rent comme étrangers dans le Pays, comme leurs Ancêtres â'àm H 7/haravoient fait avant eux dans d’autres Contrées. Cette Monarchie, qui étoitpurement élective, fut enfin, par quelque révolution, divisée en plusieursPrincipautés ou Duchés. Or comme nous voyons que le plus grand nom.bre des Ducs a été tiré des Defcendans d ’ Esa'ù, il est naturel de supposerqu’une pareille révolution a été en grande partie leur ouvrage. Un trèssavant Ecrivain de nos jours a parfaitement bien observé, que les prémiersDucs des Iduméens ne font pas appellés Ducs d 'Edom, mais Ducs dans lePays d 'Edom (2). D’où nous concluons, que les Petits-fi!s d'Ejaïi, deve-nus puiílans, n’ont plus voulu rester dans la fujettion, & ont prétendugouverner eux-mêmes; ce qui fit que toute la Contrée fut partagée endifférentes Juridictions, gouvernées par de petits Princes nommés Ducschoisis tant dans la postérité d ’Ejau que dans celle de §â>. Les Ducs dansle Pays à’Edom étoient : 1. le Duc Têman ; 2. le Duc Omar - 3. j eDuc Zèpho; 4. le Duc Kénaz ; 5. le Duc Korah ; 6 . le Duc Gatam;
7. le Duc Amalek. Ces sept étoient fils d 'Eliphaz, le prémier- né à'Esaït.
8- Le Duc Nahath ; 9. le Duc Zérah’, io. le Duc Hammah ; n. leDuc Mizzah. Ces quatre étoient fils' de Rèûel, le second fils d'E/au. 'í2. Le Duc Jèush ; 13. le Duc Jaaìam; 14. le Duc Korah. Ces troisétoient eux-mêmes fils d'Esau, & nés d 'Aholibamah, que leur Père avoitépousée à l’âge de cent & vingt ans. Tous ceux-ci étoient Ducs dans le Paysâ’Edom ; c’est-à-dire dans cette partie que postedoient les A/âàr, &appellee à cause de cela de leur nom. Dans le même tems il y avoit
(ct) Shuckford’s Connect. of the sacred and prophane lìisl. Book VIII. p. 192,
* Il y en a qui n’ont point fait scrupule de dire, que Job avoit eu la plus honteuse de rou-tes ies maladies. A-la-vérité il auroit pu en être affligé, comme de plusiers autres mauxextraordinaires qui lui font survenus, fans s’être attiré une si flérrilïáme indisposition. Ce Painthomme est le Patron de tous les bons Catholiques- Romains , qui ont le mal dont il s’agit.
Cependant cette Eglise le révéroit avant que cette maladie fût ébnnúe-en Europe. Pour ce-qui' regarde ferrent touchant -le Sépulcre hors des murailles de Qmftàntinopiei, & cette antreerreur des Turcs, qui prétendent que Job' a été le Président de-la Cour de Justice de Salo~mon » elles ont été-f une & l’autre mises dans tout leur jour (1V- -.
CO Bayle* Article Jobv
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