558 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.
Sfxt. IV. sept Ducs établis fur les descendans d e Séhir. I. Le Duc Lotan; 2. îeHist.des Duc Sfabal-, ^ 3- le Duc Zibéon-, 4. le Duc Anah. Celui-ci trouva desIdumésm. Mulets au Désert, dans le tems qu’il paillait les Anes de Zibéon son Père*.
5. Le Duc Dìsìion\ 6 , le Duc Ezer; 7. le Duc Dishan (a). On voit parcette énumération, que les Ducs de la ligne d’E/aù, étant supérieurs ennombre dans le Pays à'Edom, ont pu par cela même surpasser en pouvoirceux des tìorites dans le Pays de Séhir , & par conséquent les chasser, &se rendre maîtres d’une Contrée que Dieu leur avoit donnée (b). Vers lemême tems Anyilsk , ou ses descendans, ont probablement été obligés dequitter leur Pays.
La seconde Génération de ces Princes fut aufîì désignée par le Titrede Ducs. Les Ducs de cette seconde race étalent; 1. le Duc Timnah;2 le Duc Alvàh ; 3. le Duc Jètketh ; 4. le Duc Aholibamah ; 5, leDuc Elah ; 6 . le Duc Pinon ; 7. le Duc Kènaz ; 8. le Duc Té-man ; p. le Duc Mìbzar ; 10. le Duc Magdiel ; n. le Duc
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O) Gen. XXXVI. ( 6 ) Deut. II. 12.
* Les interprètes ne font pas tout-à-fait d’accord fur !a nature de cet évènement. Lemot Hébreu est hayyemim, que les LXX, 'l'héorlotion , Aquila , & Symmaque, ont retenuà peu près, en le rendant par celui deiapcú. St. Jérôme nous a transmis différentes tradi-tions des Juifs fur cette matière. Quelques-uns ont cru que par le mot dont il s’agir, ilfailoit entendre des Mers 011 de grandes Eaux, chose rare & remarquable dans un Dé-sert. D autres prétendent qu’en Phénicien le terme en question signifie des eaux chaudes •D’autres enfin conjecturent, qu’il souffrit que des Anes sauvages couvrissent ses Anesses, &que de-là nâquit une forte d’A nés plus propres à la course que la forte ordinaire, & appellésTamitn. Et la plupart des Rabbins assurent qu’il fut le prémier homme qui permit que desAnes couvrissent des Cavales dans le Délèrt: permisiion à laquelle les hommes doivent l’étran-ge espèce des Mulets, Ces explications ou hypothèses font combattues par les raisons sui-vantes, 1 Pour que le mot Hébreu puisse’ signifier Mers , il faut y faire quelque chan-gement. Outre cela., comme les Hébreux donnent le nom de Mers à des Lacs, il 11’est pasétonnant qu’il ait trouvé de pareilles Eaux; mais il n’y a rien de tel dans les Déserts dont ils’agit, hormis le Lac Afphaltide , qui n’existoit pas encore. 2. Ceux qui traduisent lemot de POriginal par Bains chauds, comme la Vulgate, suivant la signification Phénicienne ,semblent avoir lu hhemim, & cru que ce terme étoit synonyme avec hhantmim , qui signifiedes Bains chauds. Mais cette opinion n’a pour elle, ni leçon, ni interprétation Ceux quiprétendent qu’il a été le prémier Inventeur de la production des Mulets, peuvent âtre réfu-tés par les argumens íuivans, qui font du fameux Bochart. 1. Parce que les Mulets n’oncjamais été appellés de ce nom; 2. parce que le mot de maiza, dont Moyfe fe sert, marquefaction de trouver quelque chose qui existe déjà, & non pas ('invention de ce qui n’avoicjamais été auparavant ; 3. parce que c’étoient des Anes qu 'Atiah paislòit, & point desChevaux; 4 parce que dans fEcnrruRE il n’est point fait mention de Mulets avant le temsde David. Enfin le mot en question est le nom propre d’un Peuple, savoir les Emìm ; cequi s’accorde parfaitement avec le Texte Samaritain. Ce Peuple, il le trouva, c’est-à-dire,il l’attaqua touc d’un coup par surprise, & le defit: & c’est-là l’explication la plus vraifetn-blnbie du Texte Hébreu, le terme dont nous parlons, ayant le même sens dans plusieurs au-tres endroits (i). D’autres, néanmoins, ont cru que le terme del’Original pouvoit signifierquelque Plante très utile, qu 'Anah découvrit le prémier. (2).
O) Cleric. Comtn. in Gen. XXXVI. .*+• fr- Wagenf, Annot. in Tit. Talm. Sot.