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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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DES PEUPLES DE C A N A A N, Ciiai». IV. 579ment au caractère de ce Peuple, après qu’il se fut détourné du droit Sect. Vr.chemin. mfl. dei

Par rapport à leur Gouvernement, on peut dire qu’ils étoient compris Cananéens.

fous un grand nombre d’Etats,& fous la Domination de certains Chefs ou ---

Rois, comme ils font appelles; & qu’ils règîoient toutes leurs affaires dans ^ eur Gm '’des Assemblées Populaires. C’est ainsi qu 'Abraham ne fe prosterna pas de- ve,nemtnt 'vant le Roi des En fa n s de Heth , mais devant eux-mêmes. Pareillement,

Héphron semble être entré en accord avec Abraham, du consentement detoute sa Tribu. De-même enfin Hamor , Roi de Sichem, ne voulut pointrépondre à la proposition que lui faifoient les fils de Jacob, avant que d’a-voir consulté fes Citoyens fur ce qu’il avoit à faire dans cette occasion. UnLecteur attentif remarquera aisément, que leurs Princes ont toujours tenula même conduite dans toutes les affaires un peu importantes: & d'ail-leurs, il n’est pas apparent que tant de petits Royaumes eussent subsistélorsque Jofué les envahit, si l’extravagante ambition du Despotisme avoitété connue parmi eux. Mais comme la Nature leur enseignoit, que cha-que homme entant qu’individu, & chaque Etat entant que corps collec-tif, est libre & indépendant, cette idée a peut-être servi à empêcher quel’un n’attentât sur les libertés de l’autre; puisque sans cela un seul ou unpetit nombre auroient assujetti tous les autres : & quoique cette opinionpuisse être combattue par i’ambitieuse cruauté d Vldonizébek , ce seul exem-ple ne fauroit avoir plus de force qu’une exception n’en a contre une rè-gle générale. Que tout le corps des Cananéens fe soit conduit par des prin-cipes différens, c’est un fait incontestable. Voilà tout ce que nous pou-vons dire avec certitude concernant leur Gouvernement, leurs Loix, &leur Police.

Nous passons maintenant à leur Histoire, dont les commencemens font i eur nì rtrop obscurs & trop incertains, pour que nous nous y arrêtions longtems.rà.

Une autre raison qui nous engage à ne point insister fur ce sujet, est qu’ilfaudroit nécessairement ramener ici les hypothèses de ceux qui se font appli-qués à dissiper les ténèbres qui couvrent l’Antiquité. C’est pourquoi, pre-nant I’Ecriture & la Raison pour principaux guides, nous passerons le pluslégèrement qu’il nous fera possible fur ce que les Savans ont tiré à cet égardde leur propre fonds. Lorsque nous considérons la situation de cette Con-trée, nous devons naturellement supposer qu’elle a été peuplée par Canaan& par fes Descendans dès la prémière dispersion après Je Déluge *. Nousne pouvons faire que de simples conjectures fur les prémières rélations qu’ils

• Il y a une ancienne Tradition toute différente, qui dit que ce Pays appartenoit ori-ginairement aux enfans de Sent, en vertu d’un partage fait entre les enfans de Noé, maisque les enfans de Canaan les en chassèrent (i) : d’oiì on a conclu, que Dieu a obser-vé les règles de la plus exacte justice, en rendant à la Ligne de à r ce qu’elle avoitpossédé.

( 1 ) Epiph. Hsres. 4í. ». *+•

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